LE BLOG DE CHRISTEL

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Chabadabada.....

Le dessin ci-dessus est de François Matton
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mercredi 26 août 2020

«Un lieu, une oeuvre»: Wolfenbüttel (Basse-Saxe) et polars locaux qui gagnent leurs lecteurs à coup sûr !

Quand je suis arrivée en Allemagne en 2009, sans parler bien la langue, un de mes professeurs d’allemand m’avait conseillé de m’acheter une télévision et de regarder "Tatort" (Lieu du crime).




Son argumentation était que, puisque la série se passe dans plusieurs régions d’Allemagne, cela me permettrait de bien saisir les accents et de découvrir l’Allemagne assise dans mon canapé. J’ai bien tenté de suivre son conseil... Mon copain m’a donc offert ma première télévision. En effet, je fais partie de cette tranche résistante peu nombreuse en France qui n’a jamais possédé de télévision. Chose faite ! Devant la télévision, j’ai bien regardé plusieurs épisodes, le dimanche soir à partir de 20 heures 15.

"Tatort", c’est une peu une institution en Allemagne. En novembre 1970 a été diffusé le premier de la série de plus de 900 épisodes. Le générique original est resté le même. Le principe est simple : chaque semaine c'est une équipe d'enquêteurs parmi les 21 réparties entre l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche qui se lance à la poursuite du meurtrier. Grâce à cette diversité des villes de l’action, chaque spectateur peut s'identifier au lieu où se déroule l´action. De plus, une petite touche supplémentaire apporte des repères identitaires et des sujets très actuels sont traités : émigration, intersexualité ou extrémisme de droite par exemple. Les scénarios sont simples et le meurtrier facile á deviner… mais bon, après tout 90 minutes d'action, de dizaines de cadavres et beaucoup de sang ne sont pas toujours nécessaires pour avoir un bon polar ! Pour les Allemands, il suffit de rajouter un sentiment de "Heimat“, C'est ce que le "Tatort“, retransmet depuis plus de quarante ans. Nous pourrions longtemps discuter sur la traduction de "Heimat“ mais nous aurions besoin d’un autre article de blog pour cela ! Pour faire court, il s’agit bien que le spectateur se reconnaisse dans un lieu qui lui est cher, une sorte de sentiment d’appartenance à un endroit ou, autrement dit, on se sent "comme à la maison". Ce qui colle bien avec la thématique de cette édition !

Se reconnaître dans une série ou un roman au travers des lieux décrits, voilà une tendance que la littérature policière a adoptée rapidement. Suivant la bonne recette de la série télévisée sont publiés en Allemagne nombre de polars locaux ("Regionalkrimi"). Les auteurs sont souvent originaires de la région qu’ils décrivent et le genre a le vent en poupe. On pourrait presque se faire un programme pour visiter l’Allemagne. Comme je cherche toujours á lire en allemand pour perfectionner mon niveau déjà meilleur (heureusement puisque je vis en Allemagne depuis plus de 10 ans et ai même récemment acquis la nationalité allemande), je m’achète régulièrement ces polars locaux. J’ai bien sûr commencé par les villes où j’ai habité en arrivant (Berlin et Wolfsburg), puis Wolfenbüttel en Basse-Saxe. Ma fascination pour le roman noir ne m’a jamais lâchée. En France, je crois que le terme est passé du roman de terroir au polar régional, ainsi la tendance est aussi populaire en France. Mon compatriote régional que je lis régulièrement, Michel Bussi est bien dans cette mouvance.

Voilà comment je me suis retrouvée à lire les polars de Petra A. Bauer et de Uwe Klausner, qui ont lieu dans la capitale allemande. Petra A. Bauer a grandi dans le quartier de Reinickendorf au nord de Berlin et continue d’y vivre avec sa famille. Uwe Klausner écrit des romans historiques et policiers, en particulier un de ses romans se passe à Berlin pendant la construction du mur de Berlin. Une bonne manière de revisiter l’histoire allemande quand on n’a été ni attentive ni particulièrement intéressée, comme moi, à l’école, il y a longtemps ! Il faut dire qu’à l’époque, l’Allemagne était loin d’être mon centre d’intérêt principal.

À Wolfsburg, j’ai découvert Manuela Kuck avec sa commissaire femme, Johanna Krass. Il fallait oser appeler son personnage comme cela (mortel, d’enfer ou bougrement selon la traduction choisie) !

Mais aujourd’hui, je veux parler d’un lieu et deux auteurs de la région : Hardy Crueger qui vit à Braunschweig et Arne Dessaul (originaire de Wolfenbüttel).

Hardy Crueger a écrit deux livres d'histoires courtes qui se passent autour d’une rivière traversant la région, l’Oker. De la source dans les montagnes du Harz à son embouchure, l’Oker, affluent de l’Aller et sous affluent de la Weser parcourt 128 kilomètres exactement. La rivière s’écoule alors en direction de Vienenburg puis elle bifurque vers le nord en direction de Braunschweig, traverse Schladen et Wolfenbüttel. A Braunschweig, elle se divise en deux canaux de dérivation entourant le centre-ville. L'ancien bras de l'Oker, qui traversait le centre-ville, a été recouvert et s'écoule aujourd'hui par un aqueduc souterrain- Enfin, l’Oker se jette dans l’Aller à Müden entre Gifhorn et Celle.

 Quoi de mieux qu’une rivière pour imaginer des histoires meurtrières inspirées de faits divers tout autour ?


L'Oker (á Leiferde) © Christel 

L’Oker à Wolfenbüttel traverse la ville de part en part. Un quartier pourrait s’appelait le petit venise car il y a plusieurs canaux dans la ville. On peut y naviguer en barque, on peut y faire du canoé, on peut se promener le long de la rivière, qui parfois peut déborder quand il pleut trop là-haut et que les barrages et digues n’arrêtent plus long qui déborde de son lit et inonde les caves des habitants qui ont la mauvaise idée d’habiter trop près. Pour qui habite ici, l’Oker fait tout simplement parti du paysage, d’où le pari gagné d’avance de cet auteur.


 Les activités canoé sur l'Oker © Christel 


Hardy Crueger est né à Oldenburg et a fait ses études à Braunschweig (sciences politiques, sociologie et histoire). Il est aussi musicien (guitariste) et a des expériences scéniques. Artiste très créatif et actif, il organise à Braunschweig et ailleurs des ateliers d’écriture de romans policiers et des lectures parfois très musicale accompagnées de musiciens de jazz, en particulier sur l’Oker, la rivière qui est le protagoniste de beaucoup de ses histoires. 



L'Oker (à Wolfenbüttel) © Christel

Je dois reconnaître qu’il y a un mélange de sentiments contraires lorsqu’on lit des scènes de crimes qui ont lieu dans des lieux connus. Entre fascination et rejet, on oscille sans savoir de quel côté penche la balance. L’ethnologue Thomas Hauschild voit dans le succès de ces romans noirs une forme de désir de fuir la mondialisation. Parce que le monde semble compliqué á comprendre, le polar régional offre une représentation plus simple dans lequel le bon et le mauvais sont clairement définis. Le mal local est plus facilement compréhensible que s’il se passe loin dans un autre pays et les comportements plus facilement reconnaissables, même si souvent un peu cliché (les gens du nord sont rigides, les gens du sud plus cool et les berlinois peu éduqués et polis ! Malheureusement le nombre de lecteurs est autant en chute libre qu’en France en Allemagne (selon les statistiques en 2008, 50% des allemands lisaient un roman noir par an, en 2015 seulement 44%). La qualité des romans est dite en chute elle-aussi et beaucoup trouvent les romans peu imaginatifs, comme un copier-coller d’auteurs du nord de l’Europe.


Moi, je trouve pourtant qu’il y a une littérature de romans noirs de grande qualité sur le marché. 

Le deuxième auteur, Arne Dessaul a fait sa scolarité dans un des deux gros lycées de Wolfenbüttel, installé dans ce qui a été le château des ducs de Braunschweig-Lunebourg. Il vit maintenant á Bochum. Son roman, „Trittbrettmörder“, dans lequel un lycéen règle ses comptes avec les anciens compagnons de baccalauréat m’a plu. Les personnages sont crédibles et l’intrigue tient la route avec sa logique propre, sans trop de sang mais avec des descriptions de la région qui sont réussies.

On se croirait chez Fred Vargas parfois chez cet auteur qui ne cache d’ailleurs pas son admiration pour Vargas même s’il dit que ses derniers romans lui semblent trop empli de mysticisme. Les siens ne le sont pas : on est dans un : mais qui diable est le meurtrier ? Avec un commissaire et adjoints mais avec un rythme qui fonctionne très bien.

L'Oker (á Leiferde) © Christel

Illustrations de la beauté énigmatique de la rivière, quelques photographies miennes de ces dernières années.

Site internet des auteurs non traduits en francais et á lire en allemand, donc !
Hardy Crueger : http://www.hardycrueger.de/index.html
Arne Dessaul : https://www.facebook.com/arne.dessaul

Autres références :

Petra A. Bauer : https://www.krimi-autorin.de/

Manuela Kuck : http://www.manuelakuck.de/

Uwe Klausner : https://de.wikipedia.org/wiki/Uwe_Klausner

Site de la ville de Wolfenbüttel : https://www.wolfenbuettel.de/

Tatort 50 Jahre : https://www.daserste.de/unterhaltung/krimi/tatort/index.html

 

dimanche 8 juin 2014

Berlin wieder flüssig: falsch !

Berlin (sans fluides) au contraire de ce que dit la pub de bière de la Schultheiss, bière berlinoise.

33 degrès, cet après-midi :)

dimanche 11 mai 2014

Réjouissez-vous, freut euch doch !

C'est un article du Zeit qui s'appelle "Freut euch doch!. Dieses Land übersieht die Erfolge von Migranten" de Timi Lochocki que j'ai lu la semaine dernière. Traduit, le titre pourrait être "Mais réjouissez-vous donc ! Ce pays ne mesure pas l'ampleur du succès des migrants"

Photo:  REGIERUNGonline/Kugler














Un titre aussi positif sur les migrants, cela a attiré mon attention puisqu'en ce moment la presse française mais aussi européenne donne plus souvent une vision négative de la chose migration. J’ai donc lu avec plaisir cette bonne dose d’optimisme avant de lire qui était son auteur. Ce qu’il dit, c’est que après 50 années de débats sur l’intégration des émigrés est encore coupée en deux entre ce qu’il nomme « das Rechtskonservative », les conservateurs de droite qui, dit-il, considèrent que cette immigration est nécessaire pour des raisons économiques en s’appuyant sur l’idée de «Leitkultur » (culture de référence ou dominante) et les « Linksliberale » (les libéraux de gauche) qui, eux, prônent le multiculturalisme et suspectent les premiers de racistes. Il dit que ce dont l’Allemagne a besoin, c’est d’une autre conception de son identité, qu’il nomme une culture de la reconnaissance.
L’autre jour, nous avions invité des philosophes et je me suis familiarisée avec cette théorie philosophique allemande que je ne connaissais guère (ignare que je suis de toute la philosophie moderne) de l’ « Anerkennung », la reconnaissance de l’autre. Axel Honneth. Passionnantes discussions et voilà que je retrouve, sous une autre forme, et dans un autre forme de débat ce concept.
Mais revenons au positif de cet article. Après avoir souligné les différences d’opinion, l’auteur nous dit que la réalité est que les deux partis, plutôt que de souligner leurs différences sur la question, devraient se réjouir de la réussite apparente des émigrés en Allemagne, et ce même si les chances des enfants de ces migrants ne sont pas toujours les mêmes que celles des enfants allemands. Les enfants issus de parents migrants doivent travailler plus pour réussir, d’après lui.
Il dit : « Und wo sind die großen rechtspopulistischen  Anti-Multikulturalismus Parteien? Sie spielen keine Rolle. Die „alten“ Deutschen akzeptieren die „neuen“ als gleichberechtigte Mitbürger.“ Traduction: Et où sont les grands partis populistes de droite anti multi-culturalistes? Ils ne jouent aucun rôle. Les „vieux“ allemands acceptent les „nouveaux“ comme des citoyens égaux en droit.  
Il finit son article sur une positive note en disant que tous les citoyens migrants ou issus de l’immigration et les autres partagent après tout le même espoir et que l’important est bien dans la mise en place d’un système de formation qui permette à tous de réussir et non pas de débattre de manière stérile en déterrant de vieilles questions amenant la discorde plus que l’entente.
Loin de dire que tout est rose en Allemagne et de défendre le modèle choisi coute que coute, je ne peux que constater que cela fonctionne un chouillas mieux qu’en France quand il y a de l’emploi pour tous. Réalité allemande aussi, il y a du travail, pas toujours très bien payé, pas toujours sur des contrats protégeant le travailleur, pas non plus dans toutes les régions d’Allemagne, mais oui, il y a une différence avec la situation de l’emploi en France. Ma question est et reste aujourd’hui. Est-ce cela uniquement, est ce que c’est parce la situation économique en Allemagne est meilleure que, du coup, l’intégration fonctionne mieux ? Pourquoi est-ce que la différenciation dans les courants politiques, ce que l’auteur nomme droite/culture dominante, gauche/multiculturalisme semble plus marquée en Allemagne qu’en France où, très honnêtement, je ne m’y retrouve plus tant que cela moi-même. Et oui, bête que je suis, je croyais aussi que de gauche, on ne pouvait être raciste et surtout mener des politiques de ségrégation, de droite on était toujours conservateur et cela se pouvait donc plus justifier.
Bref cet article me pose plus de questions que ne m’apporte de réponses. Et en plus, comme j’ai le temps de penser puisque je suis pour une petite semaine en vacances en France, je me suis mise à poser mes doutes sur le blog, ce que je n’ai point fait depuis longtemps. Oups, mon dernier article date de mai 2013.
L’article est là en langue allemande : http://www.zeit.de/2014/13/migration-erfolge-deutschland
L’auteur est un spécialiste des mouvements d’extrême droite dans le nord de l’Europe. Il a écrit sa thèse sur le sujet « Hard Times in the Lands of Plenty ». Il est chercheur en sciences sociales.


jeudi 11 novembre 2010

Berlin, je t'aime (article de Zeit)




Il s'agit d'un article qui date de mars 2009 publié dans ZEIT ici de Pascale Hugues.

J'ai décidé le traduire car il est encore très actuel. J'ai passé trois mois d'avril 2009 à juillet 2009 quand j'ai décidé d'émigrer en Allemagne pour des raisons personnelles et ai constaté à quel point ce qui est dit dans cet article est vrai.

BERLIN, JE T'AIME

Ils aiment le caractère informel, le rythme Zen des transports publics, la douce vie vie. Les jeunes français ont déclaré leur amour à Berlin, capitale.

Patrick Suel croit en l'esprit des villes. Et à Berlin, vit un bon esprit. Il le sent quand il se tient devant la porte de Zadig et balaye du regard la rue Linien. A l'automne, il s'y tiendra un repas de quartier citoyen, un pique-nique pour fêter le quatrième anniversaire de la librairie française qu'il a ouvert avec sa femme Myriam juste à coté de la synagogue dans la rue Oranienburger. Dans un quartier qui fourmille nuit et jour de passants. Les voisins seront attablés à de longues tables au milieu de la route. Chacun apportera quelque chose à manger. "A Berlin, la vie est douce dit Myriam Suel, tout en essayant de retenir son enfant qui bondit un peu partout. Notre appartement est situé directement au-dessus de la boutique. La pépinière est à quelques pas. Dans la librairie, il y a des chaises pour les clients qui veulent se plonger dans un livre. Myriam Suel ne sait pas pourquoi beaucoup d'allemands n'aiment pas leur capitale. Ils rêvent d'une métropole qui ressemble à Paris ou New York, mais ils ont peur de Berlin.

Pour beaucoup, Berlin est un molosse incontrôlable, peuplé d'une foule prolétarienne agressive. Un monstre urbain, sans une trace d'élégance mais dévoré de problèmes : pauvreté, criminalité, corruption, trafic d'héroïne dans les cours d'école, les chiens se battre dans les tunnels de métro, une mafia russe où règne uniquement le droit du sang.

Les Français, cependant, rêvent de Berlin. Depuis easyJet, depuis que les le prix exorbitants pour un vol de Paris à Berlin ont baissé, nous vivons une invasion. 230 000 touristes français ont visité l'an dernier, la ville qui ont été 17 pour cent de plus qu'en 2005. Patrick Suel et Myriam les voient tous les jours. Ils viennent dans la librairie pour acheter la nouvelle édition de l'un des nombreux guides de Berlin de langue française. Ils s’assoient entre les piliers du monument de commémoration de l'Holocauste et à coté des restes du mur de Berlin. Sur les sièges usés dans les bars en sous-sol dans Friedrichshain et vont aussi à Visite ma tente dans le quartier Mitte. Les Patrons, Pierre, Frédéric et Alban, servent du pastis, de l'Orangina, du vin rouge et de la bière pression alsacienne Kronenbourg. L'an dernier, lors de la Coupe du monde, on se croyait à Paris. Des française très excités avaient occupé les trottoirs. Après coup de boule de Zidane, un immense cri retentit dans les rues.

Qu'est-ce qui provoque cette fascination française de cette ville, qui n'a ni la beauté de Rome, ni la majesté de Londres?

"Berlin est l'exact opposé de tout ce que les français pensent de l'Allemagne d'angoissant ou d'ennuyant" estime Patrick Suel. Ils n'auraient jamais l'idée de passer un week-end à Munich ou à Hambourg, encore moins à Düsseldorf et Hanovre. Munich, pour beaucoup de Français est uniquement l'Oktoberfest, la lourde et teutonique Allemagne. Hambourg et Dusseldorf sont le pouvoir économique sans charme. Berlin est complètement différente: ni jolie, ni riche, mais tellement vivante. En outre, elle est l'un des villes les moins chères dans l'Union européenne. La grande chance de Berlin, disent beaucoup, c'est qu'il y a une catastrophe économique unique. Les Français ont peur des investisseurs étrangers, du monde de l'entreprise et de la normalisation.

"Vous tapez n'importe où sur le plan de métro, et tout à coup vous trouvez quelque chose d'intéressant. A Berlin, il y a toujours un kick ! dit Anthony Malka, 25 ans. Il est venu de Reims pour la Coupe du Monde dans la ville et s'est amouraché de la ville. Il a décidé de rester ici, sans emploi, sans logement, sans plan concret. Maintenant il est assis dans le hall du consulat français, et espère que le personnel chargé de l'emploi et la formation l'aident à lui trouver un petit boulot qui lui permettra de travailler à un projet plus personnel. Il veut faire de la musique, du jazz et de radio expérimentale. Et il espère que lui et son groupe pourront, à un moment donné, basculer vers le champ professionnel. "A Paris, dit-il," tout est joué d'avance, le monde de la musique est limité et clos. "Berlin, en revanche chacun a sa chance."

«Ces jeunes sont souvent un peu« naïfs », dit le consul français Bernard Bourges. «Certains ne parlent pas un mot d'allemand et croient qu'ils voyagent au paradis." Un tiers des compatriotes Consulat enregistrés a moins de 18 ans. Plus des deux tiers n'ont pas 40 ans. En France, il y a un chômage élevé des jeunes. Alors, ils tentent leur chance à Berlin. «Cette ville exerce une fascination énorme», affirme Bourges. Juste après les communautés polonaise et turque, la communauté française est celle qui a la plus rapide croissance. Environ 10.000 ont une résidence permanente à Berlin, et tous n'ont de cesse de comparer leur ville d'adoption et leur capitale d'origine. Non à l'avantage de Paris!

Myriam Suel rit quand les allemands lui demandent: "pourquoi ne vivez-vous pas dans la Ville Lumière?". Elle est en colère contre le stéréotype de Paris dans l'esprit des Allemands : un petit coin de paradis urbain, des boulevards glamour comme dans le film Le destin magnifique d'Amélie Poulain. Myriam Suel leur explique leur appartement de 40 mètre carrés, le stress de sa vie d'autrefois à Paris, les prix élevés, les transports publics bondés, les tentes de sans-abri sur le canal Saint Martin et des trottoirs si étroits et si pleins que vous pouvez pas pousser les poussettes et aussi les embouteillages sur le périphérique. En comparaison, elle mène une vie à la campagne à Berlin. Avec le métro, elle est de la place Potsdamer à dix minutes d'un lac et il y a des grandes aires de jeu partout.

Régis Présent-Griot trouve aussi une qualité de vie qui lui était étrangère avant. "A Berlin, vous pouvez aller à l'opéra en vélo, vous pouvez vous promener avec un sac à dos sans pour autant être pris pour un provincial. Pieds nus et avec une barbe de trois jours, il reçoit ses visiteurs dans son bureau chaotique à côté du château d'eau, ce gros bâtiment en briques, à Prenzlauer Berg. Il fume des cigarettes d'Allemagne de l'est de marque Cabinet. Sur le dos de sa main est encore visible la marque du club où il a passé la soirée d'hier. Le Provencal de 36 ans est un prototype du "Bobo", le bohème, juste la clientèle qui s'enflamme pour Berlin.

Présent-Griot, après avoir étudié au prestigieux Institut des Langues Orientales civilisations et à Paris suit un programme Erasmus pour deux semestres à la FU. Après de nombreux voyages de Paris et Moscou, il est revenu en 2004, cette fois pour de bon. De la grande fenêtre ouverte de son appartement, il regarde en arrière une ancienne briqueterie dans la route de Strasbourg. A l'intérieur tapotent sur leurs ordinateurs portables une dizaine de jeunes Français. L'année précédente, Régis Présent-Griot a fondé la Gazette de Berlin fondée "les deux seules feuilles francophone entre les Alpes et la mer Baltique." Un journal gratuit de petites visant à la communauté française et francophile en Allemagne. On le trouve dans de nombreux cafés de Berlin. "Berlin est un Disneyland pour adultes», dit-il. "Disneyland, parce que c'est quelque chose comme une vie de bohème urbaine artificielle. Parce que vous vous demandez ce que tous ces gens vivent, qui traînent tous les jours dans les cafés. "

Berlin est une ville «sans pression sociale, explique Laurent Dubost. Que ce soit habillé ou punk, que ce soit artiste ou père, chacun trouve un quartier où il se sent bien. Chacun s'habille comme cela lui chante. «Un travailleur de Berlin ne trouve rien à redire quand il croise un petit couple gay qui se tient la main. Chacun à son style. "Dubost a 35 ans et a depuis dix ans fait tout son possible pour rester après ses 16 mois de stage. Depuis lors, il est dans une usine de Potsdam, un centre d'art de la danse et du mouvement, responsable des relations publiques. Quand il a décidé de rester à Berlin, il a renoncé à une carrière dans une grande entreprise. "En France, j'aurais surement eu peur de prendre une telle décision."

Dès qu'il arrive à Paris, il se précipite sans pression de temps dans les couloirs du métro. Il aime le rythme Zen des transport en commun à Berlin. C'est une ville lente. Et il aime la relation détendue au corps. «Imaginez, vous au Jardin du Luxembourg nu sur une serviette. Si je vois un homme au bord du lac Schlachten se changer le maillot de bain enroulé dans sa serviette, c'est à coup sur un français ! s'amuse t-il. L'expression «vivre comme un Dieu en France l’énerve. "Les Allemands ne savent pas que la France est le pays où on avale le plus de tranquillisants." Savoir-vivre et de Dolce Vita sont des projections parce que les Allemands n'avaient pas confiance en eux.

Berlin, le paradis sur terre? est-ce que cet amour fou rend ce les Français complètement aveugles? N'ont-ils pas vu les bâtiments préfabriqués de Marzahn? Avez-vous remarqué le dealer dans la rue Kottbuser tor? n'avez vous jamais lu les rapports sur la pauvreté dans la capitale allemande ? Vous devez insister pour entendre de temps en temps quelque chose de négatif sur la ville, parfois grise, mélancolique, une ville sillonnée de cicatrice, où pour le jeune Français tout semble encore tout est possible.

Ils sont tous unanimes sur un seul aspect. Laurent Dubost est celui qui l'exprime le mieux: "J'aime beaucoup le soir à Berlin quand tous sont assis en cercle en chaussettes. Cette culture du dialogue me plait. Mais à un certain point, j'en ai assez! Je veux danser. A Paris, vous riez plus vite que dans Berlin. "Et soudain, il est inondé par une petite vague de nostalgie: le shopping, les habitudes alimentaires, l'espièglerie entre les gens, la facilité, les marchés luxuriants ... Laurent Dubost pense ," Peut-être que les Berlinois prennent la désinvolture un peu trop au sérieux. "

Traduit du français par Elisabeth Thielicke

Pascale Hugues depuis 1995 a été un correspondant de l'hebdomadaire français Le Point "à Berlin

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Texte original : http://www.zeit.de/2007/21/Berlin-Franzosen


Berlin, je t’aime

Sie lieben die Zwanglosigkeit, den Zen-Rhythmus der öffentlichen Verkehrsmittel, das samtweiche Leben. Junge Franzosen haben Berlin zu ihrer Hauptstadt erklärt.

Patrick Suel glaubt an den Geist der Städte. Und in Berlin lebt ein guter Geist. Das spürt er, wenn er auf den Türstufen des Zadig steht und sein Blick die Linienstraße entlangschweift. Im Herbst wird er hier ein repas de quartier citoyen veranstalten, ein »Kiezpicknick«, um den vierten Geburtstag der französischen Buchhandlung zu feiern, die er mit seiner Frau Myriam gleich hinter der Synagoge in der Oranienburger Straße aufgebaut hat. In einem Viertel, in dem es Tag und Nacht von Menschen wimmelt. Die Nachbarn werden mitten auf der Straße an langen Holztischen sitzen. Jeder wird etwas zu essen mitbringen. »In Berlin ist das Leben samtweich«, sagt Myriam Suel, während sie versucht, ihr kleines Kind zu bändigen. Ihre Wohnung liegt direkt über dem Geschäft. Die Kita ist nur ein paar Schritte entfernt. In der Buchhandlung stehen Sessel für Kunden, die sich in ein Buch versenken wollen. Myriam Suel weiß nicht, warum viele Deutsche ihre Hauptstadt nicht mögen. Sie träumen von einer Metropole, die Paris oder New York ähnelt, aber haben Angst vor Berlin.

Für viele Deutsche gleicht Berlin einem Moloch, unkontrollierbar, von aggressiven Proleten bevölkert. Ein urbanes Monster, ohne eine Spur von Eleganz, dafür aber von Problemen zerfressen: Armut, Kriminalität, Korruption, Heroindealer auf dem Schulhof, Kampfhunde in den U-Bahn-Unterführungen, eine Russenmafia, für die nur das Blutrecht gilt.

Die Franzosen jedoch bringt Berlin zum Träumen. Seit easyJet die einst horrenden Preise für einen Flug Paris–Berlin und zurück gekippt hat, haben wir eine Invasion. 230.000 französische Touristen besuchten vergangenes Jahr die Stadt, das waren gut 17 Prozent mehr als 2005. Patrick und Myriam Suel sehen sie jeden Tag. Sie kommen in die Buchhandlung, um die aktualisierte Ausgabe eines der zahlreichen französischsprachigen Berlinführer zu kaufen. Sie sitzen zwischen den Stelen des Holocaust-Denkmals und an den Mauerresten. Auf den verschlissenen Sesseln der Kellerbars in Friedrichshain und im Visite ma tente in Mitte. Die Patrons Pierre, Frédéric und Alban servieren Pastis, Orangina, Rotwein und elsässisches Kronenbourg-Bier vom Fass. Letztes Jahr, während der Weltmeisterschaft, glaubte man sich dort nach Paris versetzt. Hochgradig erregte Franzosen hatten auch die Gehwege belegt. Nach Zidanes Kopfstoß gellte ein gewaltiger Schrei durch die Straßen.

Was fasziniert die Franzosen an dieser Stadt, die weder die Schönheit von Rom noch die Majestät von London besitzt?

»Berlin ist das genaue Gegenteil von allem, was die Franzosen an Deutschland beängstigend oder langweilig finden«, glaubt Patrick Suel. Niemals kämen sie auf die Idee, ein Wochenende in München oder Hamburg zu verbringen, ganz zu schweigen von Düsseldorf oder Hannover. München ist für viele Franzosen nur das Oktoberfest, das schwere, teutonische Deutschland. Hamburg und Düsseldorf: Wirtschaftskraft ohne Charme. Ganz anders Berlin: weder hübsch noch wohlhabend, aber dermaßen vital. Außerdem ist es eine der günstigsten Städte der Europäischen Union. Berlins große Chance, sagen viele, liegt darin, dass es eine einzige Wirtschaftskatastrophe ist. Die Franzosen fürchten sich vor den ausländischen Investoren, der Geschäftswelt, der Normalisierung.

»Du tippst irgendwo auf den U-Bahn-Plan, und schon findest du etwas Interessantes. In Berlin geht der Punk ab!« Anthony Malka ist 25 Jahre alt. Er hat sich während der Weltmeisterschaft in die Stadt verliebt und kam Anfang März aus Reims, um hierzubleiben, ohne Arbeitsvertrag, ohne Wohnung, ohne konkrete Pläne. Jetzt sitzt er im Vorzimmer des französischen Konsulats und hofft, dass die für Arbeit und Ausbildung zuständige Mitarbeiterin ihm bei der Suche nach einem kleinen Job hilft, der ihm Zeit für andere Projekte lässt. Er will Musik machen, Jazz und experimentellen Funk. Und er hofft, dass er mit seiner Band irgendwann ins Profilager wechseln kann. »In Paris«, sagt er, »sind alle Claims schon abgesteckt. Die Welt der Musik ist eingegrenzt und geschlossen.« Berlin hingegen gebe jedem eine Chance.

»Diese jungen Leute sind oft ein wenig naiv«, sagt der französische Konsul Bernard Bourges. »Manche sprechen kein Wort Deutsch und glauben, sie reisen ins Schlaraffenland.« Ein Drittel der im Konsulat verzeichneten Landsleute ist jünger als 18 Jahre. Mehr als zwei Drittel sind noch keine 40. Zu Hause gibt es eine hohe Jugendarbeitslosigkeit. Darum versuchen sie ihr Glück in Berlin. »Diese Stadt übt eine enorme Faszination aus«, sagt Bourges. Nach der polnischen Gemeinde und vor der türkischen wächst die Gruppe der Franzosen am schnellsten. Etwa 10.000 haben in Berlin einen festen Wohnsitz, und alle vergleichen ihre Adoptivstadt ständig mit ihrer Hauptstadt. Nicht zum Vorteil von Paris!

Myriam Suel lacht, wenn Deutsche sie fragen: »Warum leben Sie nicht dort, in der Stadt der Lichter?« Sie ärgert sich sogar über das Parisklischee in den Köpfen der Deutschen: ein kleines urbanes Paradies, von glamourösen Boulevards durchzogen wie im Film Die wunderbare Welt der Amélie. Myriam Suel erzählt ihnen dann gern von ihrer 40-Quadratmeter-Wohnung und dem Stress ihres früheren Pariser Lebens, von den hohen Preisen, den überfüllten öffentlichen Verkehrsmitteln, von den Zelten der Obdachlosen am Kanal Saint Martin und Trottoirs, so eng und so voll, dass man keinen Kinderwagen schieben kann, von den Staus auf dem Péripherique. Im Vergleich dazu führt sie in Berlin ein Landleben. Mit der SBahn vom Potsdamer Platz ist sie in zehn Minuten an einem See, Spielplätze gibt es überall.

Auch Régis Présent-Griot findet hier eine Lebensqualität, die ihm bisher fremd war. »In Berlin kann man mit dem Fahrrad in die Oper fahren, man kann mit einem Wanderrucksack herumlaufen, ohne für einen Provinzler gehalten zu werden.« Mit nackten Füßen und einem Dreitagebart empfängt er seine Besucher in seinem chaotischen Büro neben dem Wasserturm, diesem mächtigen runden Backsteingebäude in Prenzlauer Berg. Er raucht ostdeutsche Zigaretten, Marke Cabinet. Auf seiner Hand ist noch der Stempel des Clubs zu sehen, in dem er gestern den Abend verbracht hat. Der 36-jährige Provenzale wirkt wie der Prototyp des »Bobo«, des bourgeois bohème , genau die Klientel, die sich für Berlin begeistert.

Présent-Griot kam nach seinem Studium am angesehenen Institut des langues et civilisations orientales in Paris im Rahmen eines Erasmus-Programms für zwei Semester an die FU. Nach Abstechern nach Paris und Moskau kehrte er 2004 zurück, diesmal endgültig. Durch das große offene Fenster seiner Wohnung blickt er auf eine alte Backsteinfabrik in der Straßburger Straße. Drinnen klimpern etwa zehn junge Franzosen auf ihren Laptoptasten. Im vorigen Jahr hat Régis Présent-Griot die Gazette de Berlin gegründet, »das einzige frankofone Zweimonatsblatt zwischen Alpen und Ostsee«. Eine kostenlose kleine Zeitung, gedacht für die französische Gemeinde und die Frankophilen in Deutschland. Sie liegt in vielen Berliner Cafés aus. »Berlin ist ein Disneyland für Erwachsene«, sagt er. »Disneyland, weil diese städtische Boheme etwas Künstliches hat. Weil man sich fragt, wovon all diese Leute leben, die den ganzen Tag in den Cafés herumhängen.«

Berlin sei eine Stadt »ohne sozialen Druck«, sagt Laurent Dubost. Ob aufgebrezelt oder Punk, ob Künstler oder Familienvater, jeder finde ein Stadtviertel, wo er sich wohlfühle. Jeder ziehe sich so an, wie es ihm passe. »Ein Berliner Arbeiter findet nichts dabei, wenn ihm ein Händchen haltendes schwules Paar begegnet. Jeder nach seiner Fasson.« Dubost ist 35 Jahre alt und hat vor zehn Jahren alles getan, um nach seinen 16 Monaten Praktikum noch bleiben zu können. Seither ist er in der Fabrik in Potsdam, einem Zentrum für Tanz und Bewegungskunst, für die Öffentlichkeitsarbeit zuständig. Als er sich für Berlin entschied, entschied er sich gegen eine Karriere in einem großen Unternehmen. »In Frankreich wäre ich sicher vor diesem Entschluss zurückgeschreckt.«

Sobald er in Paris ankommt, hastet er ohne Zeitdruck durch die langen Gänge der Metro. Er liebt den Zen-Rhythmus der öffentlichen Verkehrsmittel in Berlin. Es ist eine langsame Stadt. Und er liebt das entspannte Verhältnis zum Körper. »Stellen Sie sich vor, Sie würden sich im Jardin du Luxembourg nackt auf einem Handtuch ausstrecken. Wenn ich am Schlachtensee einen Mann sehe, der sich im Schutz seines Handtuchs verrenkt, um die Badehose anzuziehen, ist es garantiert ein Franzose! Der Ausdruck »Leben wie Gott in Frankreich« wurmt ihn. »Die Deutschen wissen nicht, dass Frankreich das Land ist, wo man die meisten Beruhigungsmittel schluckt.« Savoir-vivre und Dolce Vita seien Projektionen, weil die Deutschen kein Selbstvertrauen hätten.

Berlin, das Paradies auf Erden? Macht diese Amour fou die Franzosen völlig blind? Haben sie denn die tristen Plattenbauten in Marzahn nicht gesehen? Haben sie die Dealer vom Kottbuser Tor nicht bemerkt? Sind ihnen die Berichte über die Armut in der deutschen Hauptstadt noch nie vor Augen gekommen? Man muss lange bohren, um etwas Negatives über diese manchmal auch graue, melancholische, von Narben durchfurchte Stadt zu hören, in der für junge Franzosen noch immer alles möglich erscheint.

Nur in einer Hinsicht sind sie sich einig. Laurent Dubost drückt es am besten aus: »Ich mag diese Berliner Abende, bei denen alle in Socken im Kreis sitzen. Diese Dialogkultur gefällt mir. Aber irgendwann ist es genug! Ich habe Lust zu tanzen. In Paris lacht man schneller als in Berlin.« Und plötzlich wird er von einer kleinen Nostalgiewelle überschwemmt: Das Einkaufen, die Esskultur, das Spielerische zwischen den Menschen, die Leichtigkeit, die üppigen Märkte… Laurent Dubost denkt nach: »Vielleicht nehmen die Berliner die Zwanglosigkeit ein bisschen zu ernst.«

Aus dem Französischen von Elisabeth Thielicke

Pascale Hugues ist seit 1995 Korrespondentin der französischen Wochenzeitschrift »Le Point« in Berlin

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INFORMATION

Ausstellung: »Die schönsten Franzosen kommen aus New York« ist die Kunstsensation dieses Sommers. 135 Werke französischer Meister des 19. Jahrhunderts, darunter Gauguin, Matisse, Pissarro und Monet, werden als Leihgabe des New Yorker Metropolitan Museum of Art vom 1. Juni bis 7. Oktober in der Neuen Nationalgalerie präsentiert (Potsdamer Straße 50, Tel. 030/2662651, www.neue-nationalgalerie.de )

Einkaufen: In den Galéries Lafayette (Friedrichstraße 76–78, Tel. 030/20948280, www.galerieslafayette.de ), der einzigen Auslandsdependance des Pariser Kaufhauses, kommen Freunde Frankreichs auf ihre Kosten. Empfehlenswert ist besonders die Lebensmittelabteilung: 250 Käse- und 300 Champagnersorten

Maître Philippe (Emser Straße 42, Wilmersdorf, Tel. 030/88683610, www.maitrephilippe.de ). Dieses kleine Geschäft ist eine Institution für alle Berliner Gourmets. Die Philosophie des Inhabers Philippe Causse: saisonaler Bauernkäse und Wein, der ihm schmeckt

Zadig (Linienstraße 141, Mitte, Tel. 030/28099905, www.zadigbuchhandlung.de ). Gut sortierte französische Buchhandlung

Restaurants/Cafés: Chez Maurice (Bötzowstraße 39, Prenzlauer Berg, Tel. 030/42506). Gute, aber deftige Bistroküche. Angela Merkel isst hier gerne Blutwurst

Desbrosses (Potsdamer Platz 3, Mitte, Tel. 030/337775341, www.desbrosses.de ). Brasserie mit traditioneller französischer Küche: Austern, Coq au Vin, Ententerrine

Visite ma tente (Christinenstraße 24, Mitte, Tel. 030/44323166)

Auskunft: Institut Français, Kurfürstendamm 211, Tel. 030/8859020, www.kultur-frankreich.de ; www.lagazettedeberlin.de

Diskutieren Sie mit!
Jochen Reinecke bloggt über die Stadt, in der der Bär groovt »

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lundi 8 novembre 2010

La longue route du Castor de la Hague en Niedersachsen

Quand j'y pense, c'est un peu drôle. J'ai vécu plusieurs années à Cherbourg tout près de la centrale de retraitement nucléaire de la Hague. A l'époque, j'écoutais comment les militants s’enchaînaient au rails pour empêcher le départ des trains de castors (non pas les animaux, mais ces machins là sur la photo.




Cela me poursuit puisque je vis en Niedersachsen où les manifestants anti-nucléaires font la même chose que leurs compagnons français !

Bon alors allons-y, c'est l'animation du weekend, non? Le fameux train rempli de déchets parti de Valognes a bien du mal à arriver en Niedersachsen, il se trouve actuellement du cote de Lunebourg. Et apparemment les affrontements entre les manifestants et la police ne se calment pas. Je viens de regarder un reportage où on les voit se taper dessus.



voir ici et ici après les 25 secondes de publicité.



A Danneberg, des centaines de milliers de manifestants l'attendent de pied ferme. De là, ils devraient être amenés au site de stockage de Gorleben dans des anciennes mines de sel. Greenpeace prétend que les conditions n'y sont pas assez sures. La question de savoir si c'est vrai ou non se pose, oui bien sur, en attendant, en Niedersachsen, le train roule comme il peut ! Et plutôt mal...

Il y a toujours eu des protestations mais si cette fois les manifestants sont si nombreux, c'est aussi parce que la chancelière Merkel a annoncé récemment que les 17 centrales nucléaires allemandes allaient continuer à fonctionner plusieurs années. La région Niedersachsen, quant à elle, se plaint du coup de l'opération, voir cet article de Zeit. 25 millions d'euros coûte donc le fameux train de castors, oui, oui, les castors de Niedersachsen ont raison, ca fait cher le train !

dimanche 7 novembre 2010

Viaje con Clara por Alemania de Fernando Aramburu



Je lis pour la première fois, et sur le conseil avisé de mon amie Ana, qui travaille dans une librairie espagnole à Berlin un livre de cet auteur d'origine espagnol né à San Sebastian (donc basque pour être plus précise) ! .

J'en ai un peu marre de lire en allemand ou en anglais, alors lors de mon périple berlinois, je me suis acheté plusieurs livres en espagnol dans une petite librairie espagnole, la Rayuela, et en français dans la librairie Zadig. Mais revenons à Fernando Aramburu. En achetant le livre, j'ignorais, malgré le titre du livre "Voyage avec Clara au travers de l' Allemagne " que l'auteur habitait lui aussi en Allemagne, qui plus est en Niedersachsen, qui plus est á une heure de chez moi à Hannover !

Ce livre est une sorte d'Ovni mi-biographique, mi-roman qui m'a fait sourire du début à la fin. Non pas seulement parce que je connais en grande partie l'ensemble des lieux où le narrateur en compagnie de sa femme Clara chargée par une maison d'édition d'écrire un livre de voyage sur le nord de l'Allemagne se rendent, sinon aussi parce que cette chronique amoureuse et conjugale est absolument, amoureusement et sarcastiquement drôle.

"Ratoncito" o "Raton" voyage donc avec"la Señora escritora" dans le nord de l'Allemagne. Même ces petits surnoms m'ont fait sourire car il n'est pas rare que dans un couple, ce genre de pratique arrive, non? Il y a tout au long de ce livre de courts passages jouissifs pour quelqu'une ou quelqu'un, comme moi, qui vit depuis peu en Allemagne.

Jamais cynique, juste un peu sarcastique, l'étranger y décrit le pays et sa compagne allemande ou sa famille avec juste assez d'humour et de distance pour que le lecteur y trouve la juste mesure. Un passage où par exemple, l'auteur décrit l'école Waldorf de Bothfeld m'a amusée de justesse descriptive tout autant que de plaisir de lecture ! Il se trouve que je la connais !

Mais il y a tant d'autres moments dans ce livre qui m'ont plus que je ne sais plus comment les détailler. Sachez tout de même qu'à Goslar, on mange comme un ogre, qu'à Berlin, on amasse de bons souvenirs pour plus d'une année entière ailleurs (expérience que je partage), qu'à Hanovre on peut mourir écrasé par un tram quand on y déprime, qu'à Bremen il y a beaucoup de librairies...., qu'à Hambourg on peut passer un certain temps dans les embouteillages pour des raisons toujours inconnues etc...

Alors si vous lisez l'espagnol, êtes curieux de l'Allemagne mais ne cherchez pas de roman action avec des morts en cascades, ce livre est parfait pour vous.



Chez Tusquet's editorial

article el mundo 1

article el mundo 2

extrait

samedi 16 octobre 2010

Une culture de contestation nouvelle ou le faux engagement citoyen?


Crédit photo Amnesix

Je viens de terminer la lecture de plusieurs articles sur Stuttgart 21, énervée de ne rien comprendre du pourquoi de la chose.

D'abord sur des blogs car je trouve que les informations officielles sauf dans le cas du magazine Stern sont floues et peu faciles à comprendre. J'ai donc lu Der postillon avec cet article : Pro and Contra: der Postillon erklärt Sttugart 21


puis sur le site Txaxcala , bon conseil de Boris Carrier cet autre article : non á la nouvelle gare : les stuttgartois inventent une culture de contestation de David Weyand et traduit par Michèle Mialane. L'original en allemand est ici.

Bon résumons, c'est quoi cette histoire pour ceux qui n'ont pas suivi la chose. Sur son blog, Aphasix résume assez bien l'histoire :

C’est quoi, Stuttgart 21?

"La ville de Stuttgart est la capitale du land de Baden-​​​​Württemberg. Un bastion du CDU depuis la création de l’Allemagne d’après-guerre. Depuis quinze ans la DB [la SNCF allemande] travaille sur un projet énorme : faire passer la gare de Stuttgart au sous-​​sol et les travaux ont débuté en juillet.

Pour quoi Stuttgart 21 ?
- sans ce projet, Stuttgart et le Land seraient désertés par le trafic ferroviaire international « rapide »
- le temps de voyage entre Stuttgart et Ulm serait réduit de moitié
- 4000 emplois. Le terrain dégagé sera constructible : un nouveau quartier
- Les espaces verts seraient aggrandis, ainsi que la qualiité de vie
la ligne Paris-​​Budapest, enfin…
- confort des voyageurs (pas sage de 16 quais à 8, etc.)
- l’aéroport et les centre de congrès seront reliés à la ligne rapide d’Ulm


mais il y a contestation car :

Pourquoi pas Stuttgart 21 ?

- le prix dérape sans fin. Jusqu’où ? Ils réclament plutôt des écoles, et un effort au niveau santé et social
- une « mise à jour » de la gare actuelle couterait beau coup moins cher
rien n’empêche les connexions envisagées en surface
- une grande partie de la gare actuelle est « monument historique ». Pourquoi la détruire ?
- les arbres (au moins centenaires) vont être abattus
- le nouveau quartier sera un quartier « à riches »
- on soupçonne certains membres du gouvernement [du Land] de conflit d’intérêt : beaucoup d’argent va circuler"


Mais où les choses ont bien pu déraper où normalement, selon la légende, il n'y a pas de manifestations en Allemagne? Au début, les manifestations étaient bon enfant et il y avait un peu de tout dedans selon ce qu'en disaient les informations, et puis il y a eu dérapage de violence.

Le 30 septembre. ils ont cherché à abattre les arbres du parc alors que la décision de justice n'avait pas encore été officiellement faite. Les arbres ont donc été abattus. Puis contre les protestataires, il y a eu usage de violence par jets d'eau : les résultats sont terribles, plusieurs personnes blessées : un homme qui risque de perdre la vue entre autre dont l'image a fait le tour de l'Allemagne.




Ce n'est pas passé inapercu à mediapart, ce billet en est la preuve.

Romain Lacuisse : De Stuttgart à Bastille, comment le citoyen peut-il conquérir son droit au débat public?

Dans ce billet l'auteur pose une juste question pour ouvrir un débat qui ne s'est pas fait sur ce billet, à mon grand regret car le billet m'a semblé passionnant ! « pourquoi la société civile a-t-elle abouti à ancrer juridiquement la notion de débat public dans le domaine de l'aménagement, et pas dans le domaine social (et sa question subsidiaire : est-ce seulement souhaitable) ? »

Bon en l'occurrence à Stuttgart, le débat politique s'est transformé en confrontation politique. Les procédures de dialogue ont fait dramatiquement défaut. Pourtant ce que dit dans son article David Weyand est force de conviction et d'optimisme. Je ne sais personnellement pas du tout s'il faut le partager. Pour David Weyand, qui a interrogé le sociologue Didier Rucht et dont il cite les propos :

" Les Stuttgartois « se sont réveillés ». Ils auraient compris que Stuttgart 21 n’est pas seulement une affaire de chiffres, de faits et d’arguments, mais qu’il y va de la capacité des simples citoyens à aborder avec assurance décideurs politiques et responsables de la planification. Ils auraient compris que la construction d’une nouvelle gare les regardait aussi et exigeait leur engagement. « Cela pourrait donner des idées à toute la République fédérale. Les gens ne veulent plus se contenter de voter tous les quatre ans, ils veulent aussi exercer leur citoyenneté démocratique.» Dans ce contexte Rucht se dit impressionné par la présence physique, la persévérance et l’abnégation dont ont fait preuve nombre de manifestants à Stuttgart. Il croit qu’à l’avenir ces gens n’auront sûrement plus le même regard sur la politique."

En Allemand :

" Rucht bescheinigt den Stuttgartern, dass sie "aufgewacht" seien. Sie hätten erkannt, dass es nicht nur um Zahlen, Fakten und Argumente zu Stuttgart 21 gehe, sondern um ein selbstbewusstes Auftreten der Bürger auch gegenüber politischen Entscheidungsträgern und Planungsverantwortlichen. Sie hätten erkannt, dass die Frage eines neuen Bahnhofs auch ihre Angelegenheit sei und man sich dabei engagieren müsse. "Das könnte auch bundesweit Vorbildcharakter haben. Die Menschen wollen nicht mehr nur alle vier Jahre zur Wahl gehen, sie wollen sich auch sonst demokratisch einbringen", sagt Dieter Rucht. In diesem Zusammenhang beeindrucke ihn die physische Präsenz, Beharrlichkeit und große Opferbereitschaft, die viele Demonstranten in Stuttgart aufbrächten. Diese Leute werden künftig mit Sicherheit einen anderen Blick auf die Politik haben, glaubt der Wissenschaftler."

Il y a donc pour le chercheur sociologue une forte dose d'espoir et de positivisme dans cette manifestation et ses dérapages : peut-on en dire la même chose de la contestation en France actuelle. Difficile de comparer tant les sujets sont différents : entre un mouvement de protestation lié à l’environnement dans une ville et un mouvement de protestation sociale? Il y a là une différence de taille. Les allemands n'ont pas manifesté contre la réforme des retraites ou si peu, ils n'ont pas non plus protesté contre cet impôt qui a permis la reconstruction de l'est lors de la réunification et qui les a tous touchés. Cela leur semblait normal, tout comme la réforme des retraites.

Faut-il partager cet optimiste, je n'en suis pas sure, d'où le titre de mon billet : " Une culture de contestation nouvelle? ou le faux engagement citoyen?

En réalité, je ne sais pas si toute cette énergie de contestation n'est pas pure perte parce qu'elle est en réalité mal dirigée ou investie au mauvais endroit.

Car ce qui est juste dans l'analyse de Stuttgart 21, c'est le glissement. D'une contestation à un projet d'aménagement du territoire, la foule des protestataires est passée à une contestation plus globale du système en général. IL y a une réelle radicalisation et une critique ouverte des systèmes de partis et de passe droits en politique, critique aussi sensible en France à mon avis !

Le médiateur nommé dans l'histoire de Stuttgart va utiliser Internet comme moyen de communication et de débat, et ce à la demande des manifestants, moderne ? Pas seulement. Je crois personnellement qu'aujourd'hui, la résistance est plus organisée sur Internet qu'ailleurs.

C'est dommage surement car les protestations seraient surement plus efficaces si elles prenaient une forme plus participative à la vie politique, encore faudrait-il pour cela une véritable révolution copernique de l'organisation de cette vie politique et entre autre du fonctionnement même des partis, tant en Allemagne qu'en France.

Le pire est que je ne suis pas sure que les réformes des collectivités territoriales en France, voir à ce sujet l'article trop peu commenté de Vincent Verschoore : La réforme des collectivités territoriales ou le joug de l'Etat nouveau vont favoriser le changement de pratiques en la matière !

Aphasix lui ne résiste pas à la tentation de comparaison : " Stuttgart 21 est vraiment intéressant. Comment un projet multimilliardaire peut être gêné, voire stoppé par de simples citoyens. Et en France ? Simple : 3,5 millions de personnes dans la rue sans effet."


VERSION ANGLAISE
A new culture of protest or false civic engagement?

I just finished reading several articles about Stuttgart 21 and feel upset because I don`t understand anything of what was happening in this city.

First on blogs, because I find that official information, except in the case of Stern magazine, is not very easy to understand. So I read this article in Der postilion: Pro and Contra: Postilion erklärt der Sttugart 21

Then the site Txaxcala, some good advice from Boris Carrier, that other article: no to the new station: the Stuttgarters invent a culture of protestation, from David Weyand and translated by Michele Mialane. The German original text is here.

To summarize what happened in Stuttgart, for those who have not read about it yet, I recommend the blog of Aphasix, who pretty much sums up the story:

What is Stuttgart 21?

"The city of Stuttgart is the capital of Baden-Württemberg. A bastion of the CDU since the creation of the post-war. For fifteen years the DB [German railways company] is working on a big project which aims at having underground railways station and the building has begun with the demolition of the old station.

Why Stuttgart 21?
- Without this project, Stuttgart and the Land would be deserted by the international “fast” traffic
- Travel time between Stuttgart and Ulm would be reduced
- 4000 jobs. The building will be open ground: a new neighbourhood
- Green spaces are bigger for a better quality of life - Paris-Budapest, finally ...
- Passenger comfort
- The airport and convention centre will be connected to the fast line of Ulm

But there was a big protest because:

Why not Stuttgart 21?

- The changing of the project price is always higher. How far? They demand more schools, and an effort at social and health level, better than this enormous project.
- An "update" of the present station would not cost so much.
- Nothing prevents still having connections at the surface
- Part of the station is a "historical monument". Why destroy it?
- Trees (at least 100 years old) will be slaughtered.
- The new neighbourhood will be a neighbourhood only for rich people.
- There might be a conflict of interest: members of the government [Land] may be involved in this conflict, and a lot of money will flow."

But how come things went wrong in a country like Germany, where, according to the legend, there are no demonstrations? At first, the demonstrations were good-natured and all kinds of people participated, according to the news, and then there was a lot of violence towards the demonstrators.

On September 30, they began to cut the trees in the park, without the court having made any formal decision. Then they went against the protesters, there was use of violence by water jets: the results are terrible, several injured people: a man who risks losing his sight and whose image has been all Germany.




This was not unnoticed at Mediapart; this post proofs it.

Roman Lacuisse: From Stuttgart to Bastille, how can citizens gain the right to public debate?

In this note, the author asks a question to open a debate that has not begun on this post, to my great regret, because the theme seemed exciting! "Why civil society has led to legally anchoring the notion of public debate in the field of environment, not in the social field (and its subsidiary question: is it just desirable)?"

Well, in this case, in Stuttgart, political debate has turned into political confrontation. Dialogue procedures were unfortunately not there. However, what David Weyand writes in his article is full of strength of conviction and optimism. I personally do not know whether to share it. David Weyand has interviewed the sociologist Didier Rucht about the events in Stuggart and the latter says :

"The Stuttgarters" woke up ". They have understood that Stuttgart 21 is not just about numbers, facts and arguments, but it is in the ability of ordinary citizens to deal with policymakers and planners. They have understood that the building of the new station was also their interest and commit themselves to defend their vision of it. "This could give ideas to the entire Federal Republic. People do not want just to vote every four years They also want to exercise their democratic citizenship." In this context Rucht was impressed by the physical presence, perseverance and selflessness shown by the number of demonstrators in Stuttgart. He believes that in future these people won’t have the same outlook on politics. "

German:

" Rucht bescheinigt den Stuttgartern, dass sie "aufgewacht" seien. Sie hätten erkannt, dass es nicht nur um Zahlen, Fakten und Argumente zu Stuttgart 21 gehe, sondern um ein selbstbewusstes Auftreten der Bürger auch gegenüber politischen Entscheidungsträgern und Planungsverantwortlichen. Sie hätten erkannt, dass die Frage eines neuen Bahnhofs auch ihre Angelegenheit sei und man sich dabei engagieren müsse. "Das könnte auch bundesweit Vorbildcharakter haben. Die Menschen wollen nicht mehr nur alle vier Jahre zur Wahl gehen, sie wollen sich auch sonst demokratisch einbringen", sagt Dieter Rucht. In diesem Zusammenhang beeindrucke ihn die physische Präsenz, Beharrlichkeit und große Opferbereitschaft, die viele Demonstranten in Stuttgart aufbrächten. Diese Leute werden künftig mit Sicherheit einen anderen Blick auf die Politik haben, glaubt der Wissenschaftler.

For the social researcher, there is here a strong dose of hope and positivism in this event and its excesses: can we say the same about the current demonstration in France. Difficult to compare because the two subjects are different. Between a protest related to the environment planning in a city and a movement of social protest, there is indeed a big difference. The Germans have not demonstrated against the pension reform, or so little, they have not protested against tax that has allowed the reconstruction of the east during the reunification and that has affected all. It seemed normal, like the pension reform.

Should we share this optimism, I'm not sure, hence the title of my post: "A new culture of protest or a false civic engagement?

In fact, I do not know if the whole energy spent on the protest and demonstration is not wasted because it is really misdirected or invested in the wrong place.

What is true in the analysis of what happened in Stuttgart is the sliding from the protests against the changes proposed in the environment (the new railway station) to a protest against the politic system and the way decisions are taken. There is a real radicalization and open criticism of the political party system and the preferential treatments in politics, something that is also a critical point in what is happening in France now, in my opinion!

The appointed mediator in Stuttgart will use the Internet as a means of communication and debate, at the request of the demonstrators. Modern? Not only. I personally believe that, today, resistance is more organized on the Internet than elsewhere.

It's a shame, because the protests would probably be more effective if they took a more participative action in politics, but then we would need a kind of Copernican revolution in the party system both in Germany and France.

The worst is that I am not sure that the reform of local government in France, see the article from Vincent Verschoore on this subject, which is not commented enough: The reform of local authorities or the new power of the State will promote a change of practices!

Aphasix cannot resist the temptation to compare: "Stuttgart 21 is really interesting. How does a multibillion dollar project may be hampered or even stopped by private citizens. And what about France? Simple: 3.5 million people in the street without effect".

jeudi 7 octobre 2010

Et un Spitzkohl, un !

Je l'ai toujours regardé sur les étals sans oser l'acheter, grâce à Berlin équipier, blog que je vous conseille, je m'en vais l'essayer !!



Photo sur Berlin équipier


Emincer le Spitzkhol grossièrement.



Dans une poêle faire chauffer un petit peu d'huile.
Jeter le Spitzkhol dans la poêle a feu fort.
Touiller pour ne pas qu'il brûle mais qu'il se diaphanise.
Après cinq minutes, ajouter une trait de sauce de soja, baisser le feu et laisser cuire entre 10 et 15 minutes, ne pas couvrir, le Spitzkhol doit rester croquant.

jeudi 30 septembre 2010

Une jeunesse divisée (Etude Shell) - Gespaltene Jugend (Shell jugendstudie)



L'éducation et les systèmes éducatifs me passionnent, aussi ai-je lu cet article de ZEIT avec plaisir et ai décidé de le traduire. Pour pouvoir échanger sur ce dernier. Il me pose plusieurs questions et en particuliers les suivantes :

- je me demande si l'étude était faite en France, peut-être d'ailleurs existe-t-il une étude équivalente (dans ce cas merci de me l'indiquer) si nous aurions les mêmes remarques concernant la confiance dans les institutions que déclarent avoir les jeunes en Allemagne. "Tous les jeunes interrogés ont encore confiance dans les institutions, comme la police, la justice et aussi l'armée.". Mon sentiment est que non,les jeunes français en général me semblent moins confiants á ce niveau que les jeunes allemands, bien sur, vous me direz á juste titre que cela dépend du milieu et de la classe sociale, mais il me plairait assez d'en débattre.

-je pense que par contre là où se rejoignent les jeunes allemands et français, c'est dans ce sentiment de rejet des partis politiques en général, mais là aussi je pense que les partis politiques eux-mêmes se sont de longues années durant tiré des balles dans les pieds -si j'ose cette expression employer- en ne permettant pas aux jeunes de prendre leur place, et encore aujourd'hui, la classe politique tant allemande que française me semble peu encline á s'ouvrir, ce qui explique l'engagement des jeunes ailleurs que dans les partis ou alors nulle part !
("Plutôt que de s'engager dans un parti, ils se voient plutôt participer à une pétition ou encore manifester.")

Dommage car je pense comme le dit 'article qu'il y a là un énorme potentiel sous-estimé.
("Le chercheur social Albert voit cependant « un potentiel d'activité politique en sommeil extrêmement important"  dans cette génération. La jeunesse n'est pas morose en ce qui concerne la politique. " La perte de confiance qui continue á se ressentir s'adresse en priorité à la politique du parti et à ses représentants, lit-on dans l'édude Shell.")


Une Jeunesse divisée

La jeunesse allemande est selon la nouvelle étude shell travailleuse et appliquée, axée vers la performance et attaché à la famille. Mais elle se divise de plus en plus entre les perdants et les gagnants.

Qu'est ce qui motive la jeunesse d'aujourd'hui la jeunesse ? La nouvelle étude montre que les jeunes misent avant tout sur la formation et la performance comme armes pour pouvoir s'assurer un meilleur avenir. En outre, ils s'appuient beaucoup sur leur famille. Grâce au soutien affectif de leur famille et avec la réussite scolaire, malgré la crise économique et des perspectives incertaines, ils sont, de manière étonnante, relativement optimistes. Le sociologue de Bielefeld Mathias Albert, qui avec d'autres chercheurs a interrogé pour cette étude plus de 2500 jeunes entre 12 et 25 ans, dit cependant que ceux qui n'ont pas les conditions précédentes restent en arrière. "Le fossé se creuse de plus en plus" affirme-t-il lors de la présentation de l'étude mardi dernier à Berlin. Le résultat de l'enquête démontre que les jeunes issus de milieux plus défavorisés n'envisagent pas leur futur de manière aussi positive que les autres.

Les auteurs de l'étude définissent comme "faibles socialement" les jeunes qui sont les moins formés et qui ont le moins de revenus. Souvent ces jeunes n'ont pas non plus de de diplômes et sont au chômage. Les écoliers ou étudiants issus de cette classe socialement faible appartiennent à la moyenne de ceux qui sortiront du système scolaire sans saucun diplôme. L'étude actuelle montre que dans ce contexte, les "deux monde de formation" s'éloignent toujours un peu plus. La plupart des jeunes savent parfaitement le rôle clé de la formation pour le vie professionnelle". Mais tous ne peuvent pas être de la partie dans le système professionnel et de formation allemand. Seulement quatre jeunes sur dix de la couche "inférieure" croient par conséquent que leurs désirs professionnels se réaliseront. Pour tous les jeunes interrogés, cela représente 70%.

Selon l'étude les jeunes les plus défavorisés passent beaucoup plus de temps à jouer aux jeux électronique sur l'ordinateur quand les autres lisent ou se lient socialement via facebook ou d'autres réseaux sociaux. Pour l'étude, de plus longs interviews particuliers avec des jeunes choisis ont aussi été conduits. Dans ces derniers, il s'est avéré que quelques jeunes s'évadent grâce aux jeux électroniques ou à télévision pour échapper à la pression énorme qui repose sur eux. Ils abandonnent simplement, oublient l'école et laissent tomber.


La différence sociale se remarque aussi das la différence des intérêts politiques des jeunes. La tendance en hausse est que plus d'un tiers (37%) disent être intéressés par la politique, en 2002 c'était seulement 30%. 6 sur 10 jeunes se disent en accord et satisfait avec la démocratie allemande. Les jeunes chômeurs disent souvent le contraire, un phénomène que les chercheurs ont déjà constaté lors d'études précédentes. La distanciation avec la démocratie n'a pas augmenté dans cette classe sociale.

Tous les jeunes interrogés ont encore confiance dans les institutions, comme la police, la justice et aussi l'armée. Toutefois, la plupart éprouvent un rejet pour les missions à l'étranger de l'armée allemande. Ici, la tendance a changé drastiquement - presque la moitié (46 %) de toutes les personnes interrogées ont encore exprimé en 2002 leur approbation de l'engagement à l'international de l'armée allemande. Lors de l'enquête actuelle ils n'étaient plus que 37% en accord. Le gouvernement fédéral, les politiciens et les religions ainsi que l'économie et les marchés financiers sont considérés avec scepticisme par les jeunes. Plutôt que de s'engager dans un parti, ils se voient plutôt participer à une pétition ou encore manifester. Quatre jeunes sur dix sont en outre engagés souvent sur le terrain au niveau social - mais cela est dépendant de la formation qu'ils suivent.

Le chercheur social Albert voit cependant « un potentiel d'activité politique en sommeil extrêmement important"  dans cette génération. La jeunesse n'est pas morose en ce qui concerne la politique. " La perte de confiance qui continue á se ressentir s'adresse en priorité à la politique du parti et à ses représentants, lit-on dans l'édude Shell."


SHELL-JUGENDSTUDIE
Gespaltene Jugend

Die deutsche Jugend ist laut der neuen Shell-Studie fleißig, leistungsorientiert und familienverbunden. Aber sie zerfällt zunehmend in Gewinner und Verlierer

Was bewegt die Jugend von heute? Die neue Shell-Jugendstudie zeigt: Jugendliche schreiben mehr denn je Leistung und Bildung groß, um sich gegen unsichere Zukunftsperspektiven zu wappnen. Außerdem orientieren sie sich stark an ihrer Familie. Gestützt auf den emotionalen Rückhalt der Eltern und die eigenen Bildungserfolge blicken die allermeisten Jugendlichen trotz Wirtschaftskrise und unsicheren Zukunftsaussichten erstaunlich optimistisch nach vorn.

Der Bielefelder Soziologe Mathias Albert, der gemeinsam mit anderen Jugendforschern für die Studie mehr als 2500 Jugendliche im Alter zwischen 12 und 25 Jahren befragt hat, weiß aber auch: Wer diese Voraussetzungen nicht hat, der bleibt schon als junger Mensch abgeschlagen hinter den anderen zurück. "Die soziale Kluft wird größer", betonte er bei der Vorstellung der Studie am Dienstag in Berlin. So ist ein Ergebnis der Befragung, dass Jugendliche aus sozial schwachen Verhältnissen ihre eigene Zukunft deutlich weniger positiv einschätzen als ihre sonstigen Altersgenossen.

Als sozial schwach definieren die Autoren der Shell-Studie Jugendliche, die wenig gebildet sind und wenig Einkommen haben. Oftmals habe diese Gruppe gar keinen Schulabschluss und sei arbeitslos, heißt es in der Studie. Schüler aus sozial schwachen Verhältnissen gehen zudem überdurchschnittlich oft davon aus, dass sie den Schulabschluss nicht schaffen werden.

Die aktuelle Shell-Studie betont in diesem Zusammenhang, dass die "Bildungswelten" der Jugendlichen immer weiter auseinanderdriften. Die meisten jungen Menschen wüssten um die "Schlüsselrolle der Bildung für das weitere Leben." Doch nicht alle könnten im deutschen Schul- und Berufssystem mithalten. Nur vier von zehn Jugendlichen aus der unteren Schicht glauben demnach daran, dass sich ihre beruflichen Wünsche erfüllen werden – bei allen befragten Jugendlichen sind es hingegen 70 Prozent.Laut der Shell-Studie vertreiben sich vor allem jüngere männliche Jugendliche aus sozial benachteiligten Verhältnissen ihre Zeit mit Computerspielen – während ihre Altersgenossen lesen oder sich im Internet über soziale Netzwerke wie Facebook oder StudiVZ verknüpfen. Für die Shell-Studie wurden auch längere Einzelinterviews mit ausgewählten Jugendlichen geführt. Darin zeigte sich, dass manche Jugendliche sich durch Computerspielen oder Fernsehen dem enormen Druck entziehen, der auf ihnen lastet. Sie geben einfach auf, schmeißen die Schule hin und ziehen sich zurück.

Die sozialen Unterschiede zeigen sich in der Studie auch beim politischen Interesse der Jugendlichen. Dieses liegt zwar weiterhin auf sehr niedrigem Niveau, verzeichnet aber offenbar eine Tendenz nach oben: Mehr als jeder Dritte (37 Prozent) gibt laut der Studie an, politisch interessiert zu sein. 2002 waren es noch 30 Prozent der Befragten. Sechs von zehn Jugendlichen sind eigenen Angaben zufolge zufrieden mit der deutschen Demokratie. Arbeitslose Jugendliche äußern sich indes oftmals gegensätzlich – ein Phänomen, das die Forscher bereits aus früheren Studien kennen. Die Distanzierung von der Demokratie habe immerhin in dieser Schicht nicht zugenommen, heißt es.

Von allen befragten Jugendlichen vertraut eine Mehrheit in Institutionen wie die Polizei, die Gerichte und auch die Bundeswehr. Allerdings lehnen die meisten Auslandseinsätze der Bundeswehr ab. Hier ist die Stimmung umgeschlagen – noch 2002 äußerte fast die Hälfte (46 Prozent) aller Befragten ihre Zustimmung für eine Beteiligung an internationalen Einsätzen, bei der aktuellen Befragung lag der Zustimmungswert bei 37 Prozent.
Der Bundesregierung, Politikern und Kirchen sowie der Wirtschaft und den Finanzmärkten stehen die jungen Menschen ebenfalls skeptisch gegenüber. Eher als sich in einer Partei zu engagieren, könnten sich Jugendliche vorstellen, sich einmal an einer Unterschriftenaktion zu beteiligen oder zu demonstrieren. Vier von zehn Jugendlichen sind außerdem oft vor Ort sozial engagiert – aber auch hier sind Aktivität und Engagement bildungs- und schichtabhängig.

Sozialforscher Albert sieht dennoch ein "unglaublich großes schlummerndes politisches Aktivitätspotenzial" der nachwachsenden Generation. Die Jugend sei nicht politikverdrossen. "Der auch weiterhin spürbare Vertrauensverlust richtet sich vielmehr an die Parteipolitik
und deren Repräsentanten", heißt es in der Shell-Studie.






vendredi 24 septembre 2010

Comment vivre avec un revenu minimum, en Allemagne, certains ont de bonnes idées à partager


Les programmes de cuisine sont le passe temps favori des allemands à la télévision (je les aime bien moi aussi). Certains des chefs qui participent à ces programmes sont d'ailleurs de véritables stars. Mais ici, nous parlons d'une autre sorte de cuisine. C'est un article de Stern de juin 2009, mais il est toujours d'actualité. Je lis souvent Stern online .

En ce moment en Allemagne on parle beaucoup du Hartz-IV, nom barbare pour le RMI ou son équivalent.

A la télé, un programme fait "tester" pour quelques semaines la survie en Hartz-4 à une famille qui avait un revenu normal. Un jeu qui pour ceux qui vivent vraiment sous ce régime me sembler insultant et ignoble. Le but est de démontrer à quel point c'est difficile de survivre avec ce revenu minimum. Plus de loisirs pour les enfants, fini la musique, les sorties au restaurant, la location de DVD et le ciné. L'article de Stern, lui, montre deux personnes qui ayant fait l'expérience du Hartz-IV ont eu l'idée d'inventer un livre de cuisine spécial pour les gens dans cette situation.

J'aurais donc pu publier cet article dans l'edition des curieux photographes gastronomes, mais je préfère, comme l'article original était en allemand (je l'ai traduit mais soyez indulgent je n'ai qu' un an et six mois d'apprentissage de l'allemand derrière moi) le publier dans l'édition des français à l'étranger.




Ou on peut acheter moins cher....

Leur idée était simple mais géniale. Kurt Meier et Uwe Glinka, deux chômeurs voulaient savoir si on pouvait avec le Hartz-IV bien se nourrir, ils ont fait un test pratique. Ils ont donc essayé de voir comment avec 4 euros par jour, on peut s'alimenter sainement. Pour les deux hommes, cette expérience a aussi apporté de nouvelles perspectives.

Au fond de la cave, les lumières éteintes en attendant que le monde devienne meilleur, ce n'est pas notre style disent Kurt Meier et Uwe Glinka. Les deux touchent le Hartz-IV et sont depuis peu auteurs. Leur oeuvre : un livre de recette pour les pauvres. Un livre pour ceux qui disposent par jour de 4, 40€ pour boire et manger.

L'idée du livre est né d'un hasard : les deux se sont rencontrés lors d'une formation ou un des thèmes traités était la nourriture. Un thème difficile comme le savent les deux hommesq de par leur expérience personnelle, Glinka, 53 ans, vendeur de voitures est depuis 2001 chômeur et Meier, 54 ans, informaticien, depuis 2007. Les deux ont donc du vivre avec 351 euros par mois, depuis le 1er juillet 359. Autant dire que les produits des magasins bio ou du marché ne sont plus de l'ordre du possible pour les allocataires du Hartz-IV. Et des choses simple deviennent soudain un luxe comme le chocolat préféré, la paquet de chips ou un verre de vin pendant le repas. Pourtant les deux ont décidé de faire de la nécessité une vertu. Il n'ont pas seulement changé leur comportement alimentaire mais ont cherché à savoir ce qu'il était possible de faire avec 4,40€ par jour. Pour cela, ils ont fouillé dans leurs vieux livres de recettes et ont joué aux apprentis sorciers avec les aliments les moins chers afin de faire deux repas par jour. Ils ont aussi demandé leurs livres de cuisines à des femmes de la campagne. Et ensuite et venue l'idée : la génération d'après guerre doit apprendre à se nourrir sainement et de manière peu onéreuse.

Grâce à une recherche méticuleuse et progressive pour les recettes les moins chères et le meilleurs aliments, ils ont développé un vrai projet qui prend aussi en compte une recherche des meilleurs prix du marché. Avec un crayon en main et un bloc, Glinka et Meier ont fait tous les supermarchés discounts. Ils ont calculé au plus juste les prix pour chaque recette. Conclusion : un adulte peut avec 4,4O€ se nourrir jour après jour de manière saine. Glinka et Meier ont donc publié une brochure-résumé dans laquelle figurent 26 recettes pour tous ceux qui veulent se nourrir de manière équilibrée et veulent économiser. On peut la commander dans leur site web à cette adresse : www.diesparratgeber.de. Et le livre avec les 75 recettes sera dans les commerce le 19 juin 2009. Vous en apprendrez plus sur les recettes ici :

Les recettes de Glinka et Meier sont-elles équilibrées? Pour Stern, la diététicienne Julia Kellersmann-Wulf a regardé de près les recettes de la brochure. Elle a suggéré quelques améliorations : les recettes contiennent trop de bacon et d'oeufs. Mais pour le reste le résultat et positif, les légumes et fruits sont en proportion suffisantes. A la grande joie de la diététicienne, il n'y a pas trop de sucreries et de choses à grignoter. Cependant les recette ne forment pas un menu de régime.



TEXTE ORIGINAL

"Ab in den Keller, Licht aus und im Dunkeln warten, bis die Welt oben besser wird" - das sei nicht ihre Art, sagen Kurt Meier und Uwe Glinka. Beide sind Hartz-IV-Empfänger - und seit neuestem Buchautoren. Ihr Werk: Eine Rezeptsammlung für Arme. Für diejenigen etwa, denen nach dem Hartz-IV-Regelsatz pro Tag 4,40 Euro für Essen und Trinken zur Verfügung stehen.


Entstanden ist die Idee für das Buch eher zufällig: Auf einer Fortbildung, bei der sich die Beiden kennengelernt haben, kamen sie auf das Thema "Kochen für Arme" zu sprechen.

Ein schwieriges Thema, wie die beiden aus eigener Erfahrung wissen: Glinka, 53, früher Verkaufsleiter in einem Autohaus, ist seit 2001 arbeitslos; Meier, 54, früher Informationselektroniker, seit 2007. Beide müssen mit dem Hartz-IV-Regelsatz auskommen: Bisher waren das 351 Euro. Ab 1. Juli gibt es 359 Euro. Lebensmittel vom Wochenmarkt oder aus dem Bioladen sind damit für die meisten Hartz-IV-Empfänger nicht mehr drin. Und selbst ganz alltägliche Dinge werden plötzlich zum puren Luxus: so etwa die Lieblingsschokolade, die Tüte Chips oder das Glas Wein zum Essen.

Doch Glinka und Meier haben aus der Not eine Tugend gemacht: Sie stellten nicht nur ihr eigenes Einkaufsverhalten komplett um. Sie haben außerdem angefangen, zu recherchieren, was mit 4,40 pro Tag beim Kochen möglich ist: Dafür stöberten sie in alten Rezeptbüchern - und zauberten aus günstigen Grundnahrungsmitteln drei Mahlzeiten pro Tag.

Dann haben sie bei Landfrauenverbänden nach alten Kochbüchern gefragt. Denn, so die Idee der beiden: Die Nachkriegsgeneration müsse doch wissen, wie man sich gesund und preisgünstig ernährt.

Genaue Recherche Allmählich entwickelte sich aus der persönlichen Suche nach preisgünstigen Rezepten und Lebensmittel ein echtes Projekt - inklusive einer ausführlichen Preisrecherche: Mit Zettel und Stift ausgerüstet klapperten Glinka und Meier fortan die Discounter-Märkte ab. Mit den genauen Lebensmittelpreisen konnten die dann die Kosten für jedes einzelne Rezept ermitteln. Fazit: Für nur 4,20 Euro (ab 1. Juli 4,40 Euro) täglich kann sich ein Erwachsener gesund ernähren.

28 Rezepte für alle, die sich ausgewogen ernähren und dabei sparen wollen, haben Uwe Glinka und Kurt Meier in einer Broschüre zusammengefasst. Die gibt es in der Rubrik "Bestellung" auf ihrer Homepage unter: www.diesparratgeber.de. Und das Buch mit 75 Hartz-IV-Rezepten gibt es ab 19. Juni 2009 im Handel. Mehr dazu und zu den Rezepten erfahren Sie hier:

Ist der Speiseplan von Uwe Glinka und Kurt Meier gesund und ausgewogen? Im Auftrag von stern TV hat sich Ökotrophologin Julia Kellersmann-Wulf die Rezepte aus der Broschüre, die die beiden zunächst erstellt hatten, genauer angeschaut. Und nach einigen Nachbesserungen - die Rezepte enthielten zunächst zuviel Speck und Eier - fiel ihr Fazit positiv aus: Obst und Gemüse sind ausreichend vorgesehen, man wird mit allen notwendigen Nährstoffen versorgt. Und: Zur Freude der Ernährungswissenschaftlerin sind (ungesunde) Süßigkeiten und Knabbereien nicht enthalten. Ein Diätmenü ist der Speiseplan aber trotzdem nicht.

Article original ici et voir aussi les quelques conseils en photo

Remarque le lien donné dans l'article ne fonctionne malheureusement pas et je n'ai pas trouvé leur site ! Mais le livre existe comme le prouve ce lien d'Amazone, je l'ai commandé et pas encore testé !

vendredi 17 septembre 2010

Das ist Berlin



Das ist Berlin from Julius Tröger on Vimeo.






C'est une publicité bien sur, mais c'est très bien fait....Ma préféreé,"Berlin ist ein Stadt von Leute die woanders nicht klar gekommen sind und hier in Berlin funktionnist das, komischeweise...."*

Berlin est une ville où des gens qui ne sont arrivés à rien ailleurs, ici y arrivent de manière étrange.

Ich bin auch einfach in Berlin verliebt !!
Je suis aussi amoureuse de Berlin !!

mardi 7 septembre 2010

T'es français en Allemagne quand...




Ce billet ne fera rire peut-être que ceux qui vivent, ont vécu en Allemagne, personnellement j'ai trouvé certaines des contributions très, très drôles !


Je me demande ce que cela donnerait si les allemands vivant en France se livraient au même exercice, ce pourrait être, a mon avis passionnant !




"Tu es français en Allemagne quand :


.... j'"éfleure" avec ma voiture une voiture en me garant puis que quelquesjours plus tard je suis convoqué á la police pour délit de fuite :-)
... je m'aperçois que peu d'allemands utilisent ces récipients si connus enFrance: les bols !!!!
... tu rales ! C'est tellement francais, mais tellement bon :-)
...quand tu discute avec un(e) allemand(e) et qu'à un moment tu décroche de laconversation et qu'au bout de 2 minutes ton interlocuteur s'arrête en teregardant...visiblement attendant une réponse..et tu répond par un beau"ich habe nicht verstanden" =/ …quand tu traverses en dehors despassages piétons ou au rouge.
….Quand tu insistes pour avoir de l'eau plate, nan nan, pas de l'eau gazeuse.
…les gens te regardent bizarrement quand tu commandes des escargots aurestaurant et font "berk" quand tu es prête à les manger :D:D:D
…quand tu prends plus de 10 minutes pour manger à midi, et avec un dessert enplus !
…au restaurant tu attends d'avoir choisis ton plat pour commander du vin ...
…Quand tu n'as pas envie de fromage et charcuteries au petit dèj' .
…Quand tu restes sur le file du milieu de l'autoroute ^^
... tu vois pas pourquoi c'est plus cool d'inviter tes copains au ptit dej'plutôt qu'à dîner...
... tu ne vois pas le rapport entre "carnaval" et boire jusqu´au comaétylique pendant plusieurs jours de suite...
…Quand tu n'as pas de pneus hiver mais que tu arrives quand meme a rouler surleurs terrifiants 3 cm de neige :-)
…Quand tu commences ta journée à 9h et la finit vers 18h, alors que tescollègues sont opérationnels à 7h et "nicht mehr erreichbar" après15h30.
…quand tu réclames du pain au resto et ... quand tu es en manque cruel d'éclairau café et que tu sais que tu n'en trouveras PAS !
…quand la moitié du temps tu jettes tes bouteilles consignées! et que quand tufait le compte à la fin du mois ca te payerais bien un resto!
…quand tu marches sur la partie du trottoir reserve au velo
…quand tu es le seul au bureau à aller chercher de l'eau robinet et que toustes collègues vont au distributeur pour acheter leur eau!
…Quand tu ne trouves que des portions de 500g de rinderhackfleisch chez Aldialors que tu n'aimerais manger qu'un seul steak, et pas l'animal en entier.
…quand en tant que fille c´est toi qui accostes les mecs dans des soirées,sinon c-a peux durer des siècles.
… bien que tu sois la depuis quelque temps deja, tu n as toujours pas integreles "couloirs" velo SUR le trottoir et que tu as droit a chaque foisa un petit coup de "sonnette"...
… tu ne peux t empecher d arborer une moue dégoutée qd tes collegues ajoutentde la chantilly sur de delicieux biscuits epices...
… tu es tombe des nues en t apercevant que les distributeurs de journaux netaient pas bloques mais que le systeme reposait sur l honnetete des gens...
… tu as un petit pincement au coeur qd tu vois passer devant toi une twingo(marche aussi avec les peugeots)...
…quand un agent de file un pv de 35€ pour avoir jeté un papier par terre
…quand ton voisin appelle les flics car tu laves ta voiture un dimanche
…quand tu branches ton aspirateur entre 13 et 15h...
… (Hambourg) Quand tu portes des couleurs en hiver et des decolletés en étéparce que c'est joli et pas pour faire la une de la presse,
…Que tu te maquilles mais que tu peux aussi être une intello,
…Que tu parles avec un accent mais pas pour faire mignon,
…Quand tu tiens la porte pour la personne derrière toi et tu te prends la porteparce que la personne devant ne le fait pas,
…Quand tu es la seule qui dit quand un gosse fait du bruit et dérange dans lebus...
…tu maudis quotidiennement le triage des poubelles et le recyclage descanettes!!!!!!!!!
…Quand tu te prends la tête a expliquer a tes colùegues qu'en arrivant a 9h aulieu de 7h on a pas besoin de boire 50l de café. et qu'en plus on peut avoirune vie sociale
… Tes collègues immitent l'accent francais à chaque fois qu'ils t'appellent etcela depuis 3 ans sans se lasser................
… une personne peut pas s'empêcher de dire "es ist soooooooo süß" lapremière fois qu'elle t'entend parler
… Tu recois une lettre d'avocat parce que t'as oublié de payer ta factureTelekom
… T'es malade toute la nuit après avoir manger un repas typisch deutsch
…Tu fais un scandale quand tes potes refusent de mettre de l'eau dans leurricard parce qu'ils ont toujours pas compris que c'était pas du schnaps!!!
…Tu tapes n'importe quoi parce que les allemands ont mis les lettres n'importeoù sur leur clavier et tu mets des plombes à trouver les accents!! (la cédilleon en parle même pas!!)
… Tu comprendras jamais pourquoi il faut absolument aller à IKEA le week end etcommencer par un petit déj charcuterie à la cafét IKEA!!!
…Quand tu n'attends pas que le bonhomme soit vert pour traverser...
…On est Français en Allemagne quand on ne comprend pas qu'il faut utiliser despneus "hiver" non pas pour la neige ou le verglas mais quand latempérature est en dessous de 7°C et ceci pour la sécurité de tout le monde !:)
….Quand tu trouves que 7° c'est bien trop froid pour sortir de son lit de toutefacon ...
…Quand tu t'étonnes que les élèves participent en classe
…Quand t'as du mal à boire une biere cul sec
…Quand toi, qui étais l'un des meilleur en cour d'anglais, deviens moyen.
…quand tu trempes ton croissant ou ta tartine dans ton café au ptit dej !
Quand tu fais la vinaigrette sans sucre et sans Sahne !
Quand tu aimerais bien manger du fromage avant le dessert et non pas aupetit-dèj
Quand tu utilises ta perceuse le dimanche parce que les autres jours tu bosses
Quand tu conçois qu'on puisse être et coquette et intelligente (voire plus)
Quand tu en as marre qu'on prenne l'accent français alors que toi, tu as perdule tien, depuis le temps...
Quand tu n'arrives toujours pas à sortir "Mahlzeit" entre 10h30 et14h30 à tes collègues...
Quand on ne comprend pas pourquoi tu ne parles pas parfaitement allemand alorsque la plupart ne fait pas l'effort d apprendre le français

... Tu ne comprends pas que quand tu loues un appart ben nan y'a pas forcémentd'évier...
... Quand on te demande ce quel restaurant te ferai plaisir pour Noël, tu nedis pas n'importe lequel tant qu'on peut manger une Schnitzel ou une Currywurst
... Tu aimerais vraiment un croissant SANS l'espèce de couche de sucre fondudessus
...Pourquoi tout le monde attends pour traverser lorsque le piéton est rouge etqu'il n'y a AUCUNE voiture à l'horizon
... Tu provoques l'effroi de tes colocs quand tu leur dit que non en général enFrance on ne mange des glaces qu'en été et pas quand il fait froid et moche
... Tu restes le seul dans l'open space au boulot alors qu'il n'est que 17h
... Comment ça les magasins ferment à 14h le samedi? mais tout le monde dorsencore à cette heure là!!!!
... Tout le monde s'extasie devant ton plat le midi dans la salle de pauseparce que toi t'as pas de Brötchen au pain noir, t'as juste fait une simplesalade avec un peu de fêta
... Toi pour un achat de 7€ tu sors ta EC et pas un billet de 100€
... Comment ça ma Visa elle passe pas là? Et pis d'abord... c'est quoi une ECKarte?

Mais... on les aime quand même :-)


T'es français en Allemagne quand on te parles et tu ne répond pas :
- parce que tu n'es pas habitué à ce que l'on te parle
- parce que tu n'as rien compris

T'es français en Allemagne quand les gens sont étonnés si tu cherche le produitle moins cher...


Tu es français en Allemagne quand:
- tu profites de ta plaque d'immatriculation pour t'insérer facilement dans lesbouchons^^
- les allemands te demandent constamment de traduire tel ou tel mot enfrançais...

...quand t'es surpris que personne ne discute avec toi pendant les repas ;)
….quand on comprend pas pourquoi toi tu mange ton steak a 8€ sans curryketchup!
... quand tu te réjouis d'avoir une vraie fenêtre (au lieu d'unesimple bouche d'aération) dans ta future salle de bains,
... quand tu t'étonnes de ne pas trouver de Schtroumpfs Haribo dans le commerce(et ce à 45 minutes du siège social de la célèbre marque allemande),
... quand tu te désespères d'enseigner l'ART DE LA BISE Outre-Rhin (j'enprofite pour vous recommander une petite vidéo de 4 min du même nom,actuellement disponible sur Youtube (pour les mordus, la version allemande estégalement visible sur mon mur).

Tu es Francais en Allemagne quand ta belle famille te réclame des crêpesavec des yeux brillants :D
- quand tu te désespere de trouver des cornichons ou de la mayo non sucrés.
- quand le gouda et l'edam te sortent par les yeux, et que tu rêves de Montd'Or, de comté ou de tomme de savoie. Du vrai fromage, quoi.
- quand tu vas dans 2 magasins différents pour acheter des bananes et des -gants de travail, parce que les hypermarchés sont super rares en Allemagne.
- quand tu cherches desesperement à composter ton billet avant de monter dansle train.

Et je dirais même, tu es depuis trop longtemps en Allemagne quand
- ton jambon beurre s'est transformé en belegtes brötchen mit schinken und Käse
- si tu n'y fais pas vraiment attention, tu es incapable de dire si tu viens depenser en allemand ou en francais.
- tu te mets à aimer le latte macchiato
- mettre une rondelle de concombre dans ton "jambon beurre" allemandne te choque plus.
- t'as enfin pris le reflexe de trier les bouteilles avec ou sans consignes, etselon la couleur du verre
- itu prends le train en France et tu oublies de composter ton billet.

Tu esFrançais en Allemagne, quand :
- ta voiture est emmenée en fourrière parce que tu as oublié de la fermer à clé
- tu appelles la police pour savoir où tu dois aller chercher ta voiture enfourrière et qu'elle est tout simplement garée dans une autre rue
- tu t'étonnes de voir les poubelles du métro remplies de cannettes de bièreparce qu'on est vendredi soir
- tu ne sais pas boire une bière dans le métro
- tu peux faire un barbecue dans le Stadtpark

Et tu es depuis trop longtemps en Allemagne et quand tu rentres en France,
- tu te sens seule à attendre que le feu piétons passe au vert
- tu cherches désepérément à joindre l'administration entre 12 et 14h
- tu ne peux plus manger un vrai repas à midi
- tu vis un jour de grève des transports en commun, ça faisait longtemps, trèslongtemps que tu n'avais pas été en galère ...

Tu es Français en Allemagne, quand :
... t'arrives à 9h03 au taf et qu'on te fait gentiment (mais fermement hein)remarqué qu'il serait bien que t'arrives à l'heure dorénavant c'est à dire9H00...
...Quand t'arrives à 9H05 devant ton ordi, la tête à l'envers et les yeuxencore bouffi de sommeil et que tu réalises que tes collègues allemand sontdéjà au taquet depuis 8H du mat' voir plus...tôt!
...qu'un mec au taf que tu connais pas, envoi un mail à ton manager ( qui ne leconnait pas non plus) car il a vu un de tes collègues regarder 2s. le site del'équipe.
...que ton équipe composé de français uniquement rigole de temps en temps ds lajournée histoire de décompressé un 'ti peu et que ça moufte pas un seul son dela journée côté allemand
... tu piges pas que des gens puissent prendre leurs vélo qd tt est recouvertde neige et/ ou de verglas
....quand toi t'as peur de mourir d'aller à pied jusqu'au s bahn
.... que t'as du mal à pas flipper ta race ds le métro quand, à 14H00, tu voisun mec, assis à côté de toi, boire une bière d'1 litre et qu'il l'a déjàpresque fini...
...quand les gens disent 'morgen le matin!
...que tu te ferais bien un ptit croissant mais sans le glacage qui va avec!
....Que t'as besoin d'un dico pour aller faire tes courses car lesphotos/images (ou qd y en a pas) sont des fois pas assez explicite sur certainsproduits (ex: la viande).
....Que tu te galère à parler un allemand un peu correct mais que les gens telaisses dires des conneries..voir une phrase qui veut rien dire parce que t'asoublié le verbe à la fin juste parce qu'ils aiment t'entendre parler
...que t'es un peu étonné de voir une super 5 entre une wolswagen et une audi..
et bien sûr le fameux "pourquoi attendre le petit bonhomme vert quand laprochaine voiture à passer est à 100 mètres" à l'aise

Mais bizarrement j'adore ces différences culturelles!! sauf la délation


Tu es Français en Allemagne, quand
...tu as toujours du mal à prononcer les "h".
...tu ne peux pas te passer de ta baguette et tu dois supporter la réplique detes collégues "comment tu fais pour manger du pain blanc tous lesjours".


tu es depuis trop longtemps en Allemagne et quand tu rentres en France,
... tu oublies de faire la bise à tes ami(e)s
...tu fait plus "trempette" dans ton bol le matin.
...tu traverses la route que sur les passages piétons

Tu es francais en allemagne lorsque:

- Les gens sont offusqués lorsque tu leur dit que il y a surtout de la viandede porc en Allemagne et que les autres sortes sont assez limités (bien sur jeparle du boeuf)
- Les allemands te demandent si effetivement tu manges et aime le steacktartare car pour eux c'est horrible
- Tu t'etonnes qu'il ne boivent pas l'eau du robinet
- Tu te dit qu'ils boivent de l'eau gazeuze mais achetent aussi de l'evian,volvic et vittel
- Quand tu trouves les prix des transports en commun exhorbitants
- Quand tu te demande pourquoi ils prennent tous la voiture pour aller enEspagne alors qu'ils savent tres bien qu'il y aura des bouchons et que il y aun aeroport a 30 min
- Quand tu perds de l'huile sur la route et que tu ne le dis pas a la police
- Quand tu attends avec peur la facture des pompiers ayant nettoye la routepour enlever l'huile
- Quand a chaque fois que tu ne manges pas un Butterbrot on te dit aah c'estcomme ca qu'ils mangent les francais !!
-Si tu te dis mince lorsqu'ils ne remunerent pas les stagiaires ..

Puis pour finir je dois dire que je suis vraiment d'accord avec celles posteesprecedemment:

…Quand tu ne trouves que des portions de 500g de rinderhackfleisch chez Aldialors que tu n'aimerais manger qu'un seul steak, et pas l'animal en entier.
… une personne peut pas s'empêcher de dire "es ist soooooooo süß" lapremière fois qu'elle t'entend parler
…Quand toi, qui étais l'un des meilleur en cour d'anglais, deviens moyen.
…quand tu trempes ton croissant ou ta tartine dans ton café au ptit dej !
Quand tu fais la vinaigrette sans sucre et sans Sahne !
... Tout le monde s'extasie devant ton plat le midi dans la salle de pauseparce que toi t'as pas de Brötchen au pain noir, t'as juste fait une simplesalade avec un peu de fêta
- les allemands te demandent constamment de traduire tel ou tel mot enfrançais..
...quand t'es surpris que personne ne discute avec toi pendant les repas ;)
quand le gouda et l'edam te sortent par les yeux, et que tu rêves de Mont d'Or,de comté ou de tomme de savoie. Du vrai fromage, quoi.
t'arrives à 9h03 au taf et qu'on te fait gentiment (mais fermement hein)remarqué qu'il serait bien que t'arrives à l'heure dorénavant c'est à dire9H00...
....Que tu te galère à parler un allemand un peu correct mais que les gens telaisses dires des conneries..voir une phrase qui veut rien dire parce que t'asoublié le verbe à la fin juste parce qu'ils aiment t'entendre parler
tu es français en allemagne quand :
... tu taquines ton interlocuteur gentiment et qu'il te demande si tu te fousde sa gueule
... un chauffeur de bus arrive à te faire pleurer rien qu'en te hurlant dessus
... tu te fais moraliser par un piéton parce que tu n'as pas de lumières surton vélo
... tu te prends une porte dans la figure parce que tu croyais que tonprédécesseur allait la tenir
... t'étonnes de recevoir de plates excuses parce qu'on t'a à peine effleurél'épaule dans un u-bahn bondé
... tu frictionnes énergiquement le bras d'un ami pour lui dire au revoir parcequ'entre la bise et l'accolade tu cherches un compromis
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