LE BLOG DE CHRISTEL

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Chabadabada.....

Le dessin ci-dessus est de François Matton
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lundi 7 septembre 2020

Carlito, graffs et autres idées à Rosario (Argentine)

 

Carlito, graffs et autres idées à Rosario (Argentine)

Je me suis demandé si en cette période pendant laquelle les voyages ne sont pas à l'ordre du jour, restrictions á cause de la pandémie de la Covid obligent, écrire un article dans cette édition serait une bonne idée. En fin de compte, je me suis décidée á le faire.

 

Suite á un échange avec Boris, le rédacteur de cette édition où nous regrettions tous les deux que les éditions collectives n'aient pas vraiment fonctionné sur Médiapart,je me suis décidée à participer de nouveau aux éditions. Du coup, j'ai même décidé, si je me remettais á publier quoi que ce soit, de le faire seulement sur les éditions et pas sur un blog personnel. 

Et donc aujourd'hui dans l'édition Voyages, lieux, tables et images, je vous emmène à Rosario en Argentine. Pourquoi Rosario? Parce que c'est le lieu de naissance de mon compagnon et j'y suis allée plusieurs fois ces dernières années. 

Suite á un échange avec Boris, le rédacteur de cette édition où nous regrettions tous les deux que les éditions collectives n'aient pas vraiment fonctionné sur Médiapart,je me suis décidée à participer de nouveau aux éditions. Du coup, j'ai même décidé, si je me remettais á publier quoi que ce soit, de le faire seulement sur les éditions et pas sur un blog personnel. 

Et donc aujourd'hui dans l'édition Voyages, lieux, tables et images, je vous emmène à Rosario en Argentine. Pourquoi Rosario? Parce que c'est le lieu de naissance de mon compagnon et j'y suis allée plusieurs fois ces dernières années. 

Rosario, vue de la cathédrale et du fleuve Panamá  © Christel

Rosario est avant tout une grande ville. Petite, certes en comparaison avec Buenos Aires, mais qui peut rivaliser avec la mégalopole argentine !  Á Rosario vivent environ 1 161 200 habitants. La majorité des habitants sont des descendants d'italien et d'espagnols, ce qui est le cas de mon compagnon. Mais il en existe aussi beaucoup d'autres origines ou ethnies (Polonais, Britanniques, Français, Allemands, Suisses, Turcs, Russes, Syriens et Libanais). De plus, depuis des années, Rosario reçoit un important flux de migration interne, principalement de la province du Chaco (nord-est du pays) et de l'ethnie aborigène  Toba, qui vivant dans une extrême pauvreté dans leur région d'origine, cherchent un destin meilleur dans la grande ville, ce que généralement ils ne rencontrent pas et se retrouvent dès lors dans des villas misérables, qui se situent autour de la ville formant une espèce de couronne triste.

Outre qu’elle est connue mondialement pour être le lieu de naissance de Messi, Rosario se situe au bord du Paraná, à 285 km au nord-ouest de Buenos Aires et est plus grande ville de la province de Sante-Fe. Elle constitue un important port fluvial sur la rive occidentale du Paraná, accessible à des vaisseaux de haute mer.


Vue de la promenade au bord du Panamá © Christel

La ville se construit autour de la place Veinticinco de Mayo (25 mai), aux environs de laquelle se trouvent le bâtiment de la Municipalité (le Palacio de los Leones), la Basilique cathédrale de Nuestra Señora del Rosario, les édifices du palais de la Poste, le Museo de Arte Decorativo (Musée d'Art Décoratif) et la Bola de Nieve (Boule de Neige), un édifice d'habitations emblématique de la ville. Rosario est une des rares villes d'Amérique du Sud à compter de nombreux édifices de style Art nouveau. Les rues de Rosario, comme dans presque toutes les grandes villes argentines, suivent avec régularité le tracé en damier ou quadrangulaire du plan d'origine.


Statue : Monument au drapeau © Christel


Boule de neige © Christel

Voilà pour les informations mais aujourd’hui, je voulais surtout vous parler de ce qui m’a le plus plu dans la ville et qui tombe á pic pour cette édition qui se consacre aux voyages, aux lieux et á ses tables et ses images. Rosario a une véritable culture de l’art mural et c’est une ballade magnifique á ne pas manquer. Il suffit de lever la tête ou juste de …..regarder les murs. Les lieux où déguster de bonnes choses n’y manquent pas, ou en tous les cas n’y manquaient pas avant la crise du Covid. Mon dernier voyage datant d’avant la crise, j’ose espérer que les restaurants que je vais citer existent toujours !

En 2017, la ville lance une sorte de concours où accourent nombre d’artistes. Déjà auparavant, la ville avait connu l’émergence de nombreux artistes. Les devantures des magasins quand elles se ferment révèlent des œuvres magnifiques et les murs et façades sont eux-aussi souvent superbes. Le centre pour la jeunesse est couvert de graffs absolument remarquables.

Et ce qui me plait le plus, les œuvres féminines, rares dans le Street-Art sont bel et bien là. La jeune artiste rosarine Aymará Sosa le souligne avec talent dans un article récent. Ce qu’elle dit dans cet article est très intéressant. Elle parle du fait que la ville change vite et que les œuvres murales sont souvent par nature éphémères Du coup, dit-elle, „La photo que l’on prend du mur est ce qui va perdurer. Dans les quartiers, les gens s’approprient plus les murs et les respectent mais dans le centre, tout est en mutation permamente et les peintures murales ont moins de chances de rester. “


Graff Aymará Sosa

“La foto que uno le saca al mural es la que va perdurar”, señala Aymará al respecto y añade que “en los barrios la gente se suele apropiar más de los murales y se respetan más las paredes, pero en el centro mutan muchísimo y tienen menos chance de perdura“.

Raison de plus pour garder les photographies que l’on en fait puisque, comme le dit Aymará, ce sont celles-ci qui restent pour prouver que l’œuvre a existé !

Un autre artiste, Dimas, lui voit sa tâche comme un embellissement de la ville, ce que je ne peux que confirmer. Celui qui fait dire à Messi dans une de ses fresques :„Se tromper est humain, pardonner est d’une autre planète“ dit aussi : „J‘ai peint dans tout Rosario. Une partie de mon projet personnel est d’envahir artistiquement la ville et de l’embellir. Les quartiers m’enchantent, faire des œuvres que sinon on doit voir en centre-ville“


Graff Dimas 

“Pinté en todo Rosario. Parte de mi proyecto personal es una invasión artística en la ciudad, un embellecimiento. Los barrios me encantan, llevar obras que sino tendrían que verlas en el centro“.

Vivre de son art reste toujours une question ouverte á laquelle répond clairement Ulises Baine,  autre artiste de Rosario, dans cet article. Dans un de ses écrits, il dit qu'il a pour but de triompher artistiquement avant d’être mort. Il sait que l’art est le „dernier échelon“ des choses que les gens achètent et que peu sont ceux qui investissent dans l’art. Dans la galerie „Nomade“, il tente de convaincre que d’acheter un tableau au lieu d’un I-Phone permet d’embellir son espace et de construire son patrimoine. Intéressante réflexion ! Personnellement, je garde les deux !

“En Nómade estamos tratando de fomentar la venta, por eso decimos: en vez de un I Phone, comprate un cuadro, armá tu propia colección, embellece tus espacios y tené tu patrimonio”

Des artistes étrangers viennent aussi á Rosario. J’en ai sûrement manqué beaucoup lors de mes promenades mais celles-ci ont attiré mon attention. Lors du projet „Persianas“ des artistes sont venus de partout pour peindre les devantures de plusieurs magasins.  Les filles de Barcelone étaient là, les I Medianeras. Allez voir leur site, elles sont géniales ! Moi, si seulement j’avais une devanture à faire peindre, je sais qui je contacterais !



Graff I Medianeras

Mais assez parlé d’art dans les rues, montrons-le.

 


Graff Collection 1 © Christel





Graff Collection 2 © Christel

 


Graff Collection 3 © Christel

     


Graff Collection 4 © Christel

 


Graff Collection 5 © Christel

 

 Dans la deuxième partie de ce billet, je vais me consacrer á une spécialité culinaire de la ville. Loin de vous citer la longue liste des meilleures parillas de Rosario (à vous de les découvrir car je pourrais en faire un autre article), je vais vous parler du Carlito. J’en avais déjà parlé dans un petit article de mon édition mais je le reprends ici pour le plaisir d’en parler et de vous le faire déguster des yeux ! On ne rigole pas avec le Carlito à Rosario. Tous les ans, il y a un  concours annuel du meilleur Carlito de Rosario 

Reportage sur le Gorostarzu, un des participants de l’édition 2019 !

De quoi parle-t-on? 

D'un sandwich qui figure dans tous les bars: pain de mie, ketchup, jambon et fromage. Inventé par Ruben Ramirez du bar Cachito qui n'existe plus, c'est un sandwich délicieux qui existe aussi avec des variations. Une de mes adresses favorites puisque pas loin de là où nous étions, ce qui toujours un bon critère : Pizza Piazza


 

                                                                                    Carlito  ©Christel

La recette donc :

Ingrédients : pain de mie, jambon, fromage (mozarella ou autre), Ketschup, une cuillère de beurre

Beurrer de chaque côté de la tranche, placer le fromage et sur le fromage, mettre le Ketchup selon le goût, ajouter la tranche de jambon puis de nouveau de fromage. Refermez le sandwich et le mettre sur la grille du four. Toastez des deux côtés, environ dix minutes. Coupez en triangles et bon appétit. 

Variantes : Carlito Especial (avec des œufs et des poivrons) ou le Carlito á la dinde et au coeur de palmier. 

lundi 15 mars 2010

AMSTERDAM


© Christel

Je vous emmène à....

AMSTERDAM

L'eau, voici le maître mot. Elle semble figée, et pourtant elle guide nos pas, partout. Plus de 1500 ponts courbent l'échine pour l'honorer. À Amsterdam, on ne change pas de trottoir facilement. Il faut contourner l'eau pour aller chercher un pont plus loin. L'eau, partout canalisée, dicte notre parcours. Et on se laisse séduire. Autour de ses canaux, des milliers d'étonnantes demeures qui se penchent doucement en murmurant : « Canal, suis-je toujours la plus belle du quartier ? »
Amsterdam est comme une vitrine du temps. Ville ouverte sur son histoire comme sur son futur. Ici, pas de volets ni de barreaux aux fenêtres. Il n'y a rien à cacher. On s'y promène comme dans un gros village. On s'y perd facilement, mais d'instinct on retrouve son chemin. Et c'est toute la magie de cette capitale que de s'offrir sans détour ni faux-semblant. Voici une ville souriante et humble à la fois, où lkes gens s'arrêtent pour vous indiquer le chemin s'ils vous voient le nez dansune carte, l'air perdu !

Amsterdam, on aime car on ne peut faire autrement. On voudrait lui trouver au moins un défaut : mais voici qu'un bouquet de jeunes filles passe à vélo, le dos droit, le guidon haut, suivi par un cortège de rires ; mais voici qu'un vieux café sans âge nous appelle de ses dizaines de petites bougies qui scintillent en vitrine. Pas besoin d'évoquer les musées, la rue a tellement à offrir.

Si vous avez envie d'une bonne bière dans un joli café brun (de Prins - Prinsengracht 124). on y mange aussi ! Si vous avez faim, mais on n'a pas testé !

Du coté de Vondelpark


Près du Tropomuseum, Oosterpark avec ses scupltures en pleine nature
Et le tropenmuseum lui même avec ses jolies collections.


Pour aller écouter du jazz, deux bonnes, très bonnes adresses :
Le dernier weekend du mois jazzcuzzi, libre entrée à tous les musiciens qui veulent taper un beuf sympa, et le public en raffole. On y retournerait bien !


Juste à coté pour aller manger se trouve le bazar... Witte de Withstraat 16. On y mnga arabe dans un grand hall rénové d'un bâtiment commercial...

Ou sinon, le bar jazzalto café dans la zone la plus vivante d’Amsterdam, le leidseplein (restaurants, café, discothèques..) L'adresse est Korte Leidsedwarsstraat 115.

Et pour dormir, je ne saurai trop vous conseiller le New Amsterdam
La suite demain !!!!

dimanche 28 février 2010

Une ballade américaine á Celle


Ballade américaine á Celle, pas seulement parce que j'étais avec deux collègues originaires du Minnesota , mais aussi pour l'ambiance culinaire !

La ville de Celle ne manque pas d'attrait, cela change aussi de l'ambiance industrielle et moderne de Wolfsburg, une heure de route et vous voila entre les Fachwerkhause et les rues pavées. Celle est aussi agréable de par son offre sauna (on adore le Celler Badeland où il est facile de s'oublier de longues heures durant entre piscine salée, piscine normale et sauna de toutes les sortes possibles), mais ce n'était pas hier le but de notre visite trop tardive. Disons que nous nous sommes juste promenés un peu avant d'aller mangue une vraie bonne viande argentine !

Car parfois, on peut se retrouver en manque de bonne viande rouge ici ! (MDS : Meat Deprivation Syndrome).

Donc avis aux intérèssés : l'adresse en question c'est APACHE STEAKHOUSE, Apache, Mauernstraße 27, 29221 Celle
Tel.: 0 5141/60 05


Le décor est très certainement "gaudy", mais ne vous trompez pas de steak, le rib-eye est délicieux !

Pour les autres bonnes adresses, par exemple ou manger les pates italiennes les plus délicieuses de votre vie de restaurant, c'est sans nul doute possible chez Silvia au San Marino, Am Heiligen Kreuz 4, 29221 Celle, 05141 26318, et en cas de petite fin ou café, vous pouvez toujours fréquenter le C'èlo juste á coté (c'est aussi Silvia la gérante) !

Et enfin, un cocktail au Fachwerk, Schuhstraße 25, 29221 Celle, 05141 2788255 s'impose !

La carte des cocktails est si longue qu'on peut passer au moins une demi-heure avant de choisir, avec de jolies citations en prime, personnellement je reconseille la strawberry margarita, la caipirinha, le blowjob, entres autres !

jeudi 18 février 2010

Le quartet de Uli Kempendorff au A-trane (Berlin)









Février 2010 Par Christel
Edition : Les francais à l'étranger de Mediapart

Joli endroit que celui là, A-trane à Berlin. Je vous le reconseille, n'oubliez pas de regarder le programme si vous aimez le jazz et que vous planifiez un voyage à Berlin, de vacances ou d'affaires.
Le nom est dû à la contraction du titre de Duke Ellington "take the A train" et du surnom de John Coltrane. Repris en1997 par le turc d' origine Sedal Sardan, alors patron du Bebop Bar à Kreuzberg, le club accueille la scène berlinoise et internationale. Situé à l'angle de la Pezalozzistrasse, dans le quartier hupé de Charlottenburg, A-trane du swing ouvre ses portes à partir de 21 heures.



Jazz-Club A-Trane Berlin (seit 1992)
Bleibtreustraße 1 / Ecke Pestalozzistraße


Öffnungszeiten:
10625 Berlin - Charlottenburg (Postadresse Pestalozzistr. 105)
Telefonische Reservierung: 030 / 313 25 50
eMail: info@a-trane.de
Inh. Sedal Sardan

täglich
21:00 - 02:00 UHR
freitags + samstags
21:00 - OPEN END


J'y étais donc dimanche soir, peu de monde car les berlinois travaillent le lundi, si, si ! Sauf ceux qui sont de passage et en vacances comme moi. J'y ai vu le Quartet de ULI KEMPENDORFF.

Uli Kemperdorff : sax ; clarinette

Ronny Graupe - gitarre,

Marc Muellbauer - bass,

Kay Lübke - drums;-Zeitun

SITES
myspace
site personnel




Je l'avais vu en avril quand j'étais à Berlin, mais n'avais pu capter de son et d'image, c'est chose faite dans cette vidéo et les deux autres que vous trouverez sur you tube aux adresses suivantes :


Deuxième vidéo
Troisième video

ou dans les commentaires à visionner !

A vous de jugez, mais, personnellement, les compositions de ce groupe me semblent géniales et les musiciens m'ont impressionnée, en particulier Uli et Ronny, le saxophoniste et le guitariste,donc !

Petite dose de Jazz à Berlin

19 Mars 2009 Par Christel
Edition : Les francais à l'étranger de Mediapart



Le quartet Marcelli, ce sont :


Dirk Engelhardt au saxophone
Giacomo Aula au piano
Robin Draganic à la basse
Et Andrea Marcelli à la batterie


Ce qu’il y a d’intéressant avec ces derniers, c’est qu’ils sont tous compositeurs, et s’ils interprètent quelques classiques, ils jouent aussi leurs propres compositions qui sont très passionnantes comme ces « larmes perdues » de Dirk Engelhardt que j’ai beaucoup appréciées!

Milles excuses pour la détestable qualité de la vidéo, mais vous avez leurs sites pour avoir les références de leurs CD et compositions : à vous de voir !





Jacobien Vlasman est des Pays-Bas mais vit à Berlin. Les quelques images que je mets ne montrent qu’un exemple de ses vocalyses incroyables. Scatt, loops et autres trucs m’ont impressionnée. Son site vous en laissera entendre bien plus ou encore là.....

Je partage l’avis de l’auteur de l’article dans le blog jazz à Berlin, le guitariste est exceptionnel (Kai Brückner)

Et ce concert d’un lundi avait attiré plus de touristes que de berlinois, ce me semble à moi aussi !



Petite dose de Jazz à Berlin. Dans deux lieux qui ont plusieurs mérites, dont le premier est de proposer des concerts de qualité à prix abordables, et où les consommations le sont tout autant. Il s’agit du B-flat dans la rue Rosenthaler (Rosenthaler Strasse 13-10119 Berlin-Mitte )

et du Schlot (Chausseestrasse 18 – 10115 Berlin)

Deux groupes donc qui feront l’objet de deux articles puisque accompagnés de vidéos juste à côté dans la colonne des vidéos. Je m’excuse d’avance de la détestable qualité de ces dernières, mais cela aura le mérite de vous donner une idée des ambiances radicalement différentes des lieux.

Le Schlott est un endroit particulièrement agréable. C’est un lieu assez grand, aussi souterrain et caché de l’extérieur qu’il se doit en lieu accueillant du jazz, une cave spacieuse qui n’en a que le nom, pas plus que l’acoustique absolument géniale !

Rien à voir avec le B-Flat, qui expose façon bar les groupes en vitrine où tout un chacun peut voir ce qui se passe à l’intérieur. Deux concepts opposés donc. Mais la variété des groupes qui y passent est assez impressionnante.

Deux lieux dont je ne saurai que trop vous recommander la fréquentation lors d’un de vos prochains passages à Berlin ! Et pendant que j’y suis, n’oubliez pas d’aller manger sur Hackescher Markt dans ce très bon thaï avant d’aller au B-Flat (Cochin - Neue Promenade 6 - 10178 Berlin -Mitte).

Pour en savoir plus sur le concert que j’ai vu au B-flat, il y a le blog d’un français passionné de jazz qui vit à Berlin depuis plusieurs années (c’est en français et c’est là)
Pour ceux que cela intéresse, il a aussi fondé un groupe sur google avec des news régulières

Une ballade dans Treptow, ça vous dit?


© Christel

2 Juillet 2009 Par Christel







© Christel








ALT TREPTOW est un quartier de Berlin que j’aime. J’y travaille dans ma structure de stage tous les jours et j’apprends à le connaître. Un quartier chargé d’histoire mais aussi de modernité. J’ai décide de vous emmener une fois par semaine à la découverte d’un lieu, d’un bar, d’un restaurant, d’un endroit, mais aussi pourquoi pas de son environnement proche, une manière comme une autre de vous faire voyager de votre chaise au travers de votre ordinateur.

Aujourd’hui, nous allons dans une rue de ce quartier et dans un bar, le Provinz ou je vais grignoter régulièrement pendant ma pause de midi.


J’aime ce bar pour plusieurs raisons, il me rappelle la cuisine et le salon de ma grand-mère avec ses tables en formica et ses fauteuils marrons dépareillés. Il réussit la chose inouïe de concilier une déco résolument années 60 avec le modernisme d’une free connexion Internet. Et on y grignote des choses agréables (de bonnes soupes pour ceux qui aiment, quelques pates et gnocchis, des petites assiettes). Le café y est bon et les cookies aussi !


Bref, il faut y aller en vous donnant pretexte pour aller dans cette rue un peu éloignée de toute activité touristique, ma foi. Quoique pas tant que cela même si pour aller à Treptow, il vous faut bien passer un pont, on ne regrette pas la ballade. D’abord parce que Treptow c’est l’Est de l’est, non ?

On peut le prendre comme une jolie ballade qui part, par exemple (et de préférence à vélo, c’est long une rue de l’Est à pied !) de Schlesische Tor. Là il y a l’ancien Mirador au Schlesischer Busch (Schlesischer Park, sur la Puschkinallee). Depuis sa restauration en 2004, cet ancien poste de commandement des gares-frontières de RDA, a été transformé en lieu d’exposition par la Kunstfabrik am Flutgraben. L’ancien No Man’s Land a été aménagé en parc. Sa fonction passée, essentielle à l'efficacité du dispositif frontalier, s'illustre par les meurtrières dont il était doté, et le projecteur implanté sur la plateforme panoramique praticable du toit. Rien moins que 18 miradors et leurs installations électriques (clôtures, projecteurs, etc.) étaient sous la surveillance et le contrôle de ce poste de commandement, haut de 10 mètres, et dont le tronc carré mesurait 4,20 x 4,20 mètres.


Il a été rénové pour rappeler son fonctionnement. L'intérieur a été repeint dans la même teinte que la couleur d'origine. L'histoire de ce poste de commandement est documentée par les ateliers voisins de la Kunstfabrik qui accueillent des expositions temporaires et itinérantes. (http://www.kunstfabrik.org/).

Ces touches du passé lorsque l’on y prend garde ramènent à un passé plein de morts sur ce mur. Car de ces tours tiraient les soldats. Ils avaient bien l'« ordre de tirer », c'est-à-dire l'obligation d'empêcher les tentatives d'évasion par tous les moyens, même au risque de la mort du fugitif. Ramenés à la longueur de la frontière, on peut même dire qu'il y eu beaucoup plus de morts à Berlin qu'en moyenne sur le reste du Mur. Et pour beaucoup il s’agissait d’un « travail » (les troupes de gardes-frontières de Berlin comprenaient, 11 500 soldats et 500 civils, au printemps 1989, donc si pour certains le mur a été le lieu de leur mort, pour d’autres il n’était qu’un lieu de travail).


Le mur continue donc, au niveau de la Lohmühlenstraße, il est bordé de cerisiers du Japon et marqué d’une pierre commémorative. L’ex-frontière, dont le tracé est indiqué au sol par une double rangée de pavés, poursuit ensuite son parcours sinueux entre Treptow et Neuköln, en traversant un quartier d’habitations très dense. Le panneau d’information du parcours historique du mur, situé à l’angle entre la Harzer Straße et la Bouchéstraße, permet de se faire une idée de la situation avant la chute du mur. Le numéro 40 de la Elsenstraße comporte également un panneau d’information, qui rappelle une tentative de fuite spectaculaire par un tunnel.

Entre la Bouché Straße et Elsenstraße se trouve la rue Karl-Kungerstraße du nom d’un communiste antifaschiste tué en 1943. C'est la rue où je travaille, le bar Provinz est à l’angle de ces deux rues : Bouchéstraße 79a très exactement. Quelques photographies de cet endroit que j'apprécie, outre la gentillesse des serveurs et serveuses.

l ya a aussi un programme de concerts nocturnes. Mais je n’y suis jamais allée. Le site le présente, ce qui donne l’occasion de se promener dans ce quartier plutôt diurne, loin des quartiers plus animés de la ville.

http://provinz-berlin.de/

Je vous parlerai un autre jour du parc de Treptow, autre lieu que j’aime…. Mais un lieu à la fois.