LE BLOG DE CHRISTEL

LE BLOG DE CHRISTEL
Chabadabada.....

Le dessin ci-dessus est de François Matton

jeudi 28 octobre 2010

Mondoblog, portail de blogueurs francophones!


Mondoblog est géré en partenariat avec deux écoles de journalisme africaines : l'ESSTIC et le CESTI. Le projet, imaginé par Philippe Couve et Cédric Kalonji, a pu voir vu le jour grâce au soutien de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), de la Fondation Varenne et du Service d'Action Culturelle de l'Ambassade de France à Dakar.
Il a pour but de susciter la création d'une jeune blogosphère francophone internationale et dynamique.

A l'issue de la première sélection, 100 blogueurs ont été choisis par un jury constitué de journalistes et blogueurs professionnels. Ils bénéficient d'un encadrement éditorial et technique pendant six mois pour développer leur blog sur une plateforme promue par Radio France Internationale.
Chaque semaine, les blogueurs participent à la rubrique Mondoblog de l'Atelier des Médias sur RFI. Ils rendent compte de sujets traités sur leurs blogs au cours des derniers jours. Au terme d'une période de six mois, les 20 blogueurs les plus méritants seront désignés par un jury et se verront récompensés par une semaine de formation à Dakar ou Yaoundé. Ils bénéficieront également d'une dotation en matériel (appareil photo numérique ou caméra vidéo numérique).

La page facebook
L'atelier des médias sur le site de RFI
une lauréate de Berlin !
mais aussi
du Pérou
du Havre !!
du Sénégal
du Burkina Faso
du Mali .................

jeudi 21 octobre 2010

Relais de coup de gueule

"On peut donc prononcer des paroles racistes à une heure de grande écoute, sur un média national sans qu'aucune grande voix, politique, intellectuelle ou artistique ne s'en émeuve. Oh, les associations font leur job, qui menacent de porter plainte. Mais qui parle de racaille ? De scandale ? De honte ? D'obscénité ? De crachat ? Le crachat, que ce très distingué Monsieur Guerlain a jeté non seulement à la figure de tous les Noirs d'aujourd'hui, mais surtout, cher Monsieur Guerlain, sur la dépouille des millions de morts, à fond de cale, à fonds d'océan, déportés de leur terre natale vers le nouveau monde. Ces millions de personnes asservies, avilies, déshumanisées, pendant quatre siècles, réduites au rang de bras et de mains destinées aux champs de coton, aux champs de canne, à la morsure du fouet ou celle du molosse, tous ces esclaves, vendus comme une force de... travail ! Pas des hommes, non, ni des pères, ni des mères à qui l'on arrachait leurs enfants pour en faire d'autres bêtes de sommes, pas des humains, mais des outils, du matériel. Des marchandises."


Extrait de la réponse de Audrey Pulvar à Jean-Paul Guerlain


samedi 16 octobre 2010

Une culture de contestation nouvelle ou le faux engagement citoyen?


Crédit photo Amnesix

Je viens de terminer la lecture de plusieurs articles sur Stuttgart 21, énervée de ne rien comprendre du pourquoi de la chose.

D'abord sur des blogs car je trouve que les informations officielles sauf dans le cas du magazine Stern sont floues et peu faciles à comprendre. J'ai donc lu Der postillon avec cet article : Pro and Contra: der Postillon erklärt Sttugart 21


puis sur le site Txaxcala , bon conseil de Boris Carrier cet autre article : non á la nouvelle gare : les stuttgartois inventent une culture de contestation de David Weyand et traduit par Michèle Mialane. L'original en allemand est ici.

Bon résumons, c'est quoi cette histoire pour ceux qui n'ont pas suivi la chose. Sur son blog, Aphasix résume assez bien l'histoire :

C’est quoi, Stuttgart 21?

"La ville de Stuttgart est la capitale du land de Baden-​​​​Württemberg. Un bastion du CDU depuis la création de l’Allemagne d’après-guerre. Depuis quinze ans la DB [la SNCF allemande] travaille sur un projet énorme : faire passer la gare de Stuttgart au sous-​​sol et les travaux ont débuté en juillet.

Pour quoi Stuttgart 21 ?
- sans ce projet, Stuttgart et le Land seraient désertés par le trafic ferroviaire international « rapide »
- le temps de voyage entre Stuttgart et Ulm serait réduit de moitié
- 4000 emplois. Le terrain dégagé sera constructible : un nouveau quartier
- Les espaces verts seraient aggrandis, ainsi que la qualiité de vie
la ligne Paris-​​Budapest, enfin…
- confort des voyageurs (pas sage de 16 quais à 8, etc.)
- l’aéroport et les centre de congrès seront reliés à la ligne rapide d’Ulm


mais il y a contestation car :

Pourquoi pas Stuttgart 21 ?

- le prix dérape sans fin. Jusqu’où ? Ils réclament plutôt des écoles, et un effort au niveau santé et social
- une « mise à jour » de la gare actuelle couterait beau coup moins cher
rien n’empêche les connexions envisagées en surface
- une grande partie de la gare actuelle est « monument historique ». Pourquoi la détruire ?
- les arbres (au moins centenaires) vont être abattus
- le nouveau quartier sera un quartier « à riches »
- on soupçonne certains membres du gouvernement [du Land] de conflit d’intérêt : beaucoup d’argent va circuler"


Mais où les choses ont bien pu déraper où normalement, selon la légende, il n'y a pas de manifestations en Allemagne? Au début, les manifestations étaient bon enfant et il y avait un peu de tout dedans selon ce qu'en disaient les informations, et puis il y a eu dérapage de violence.

Le 30 septembre. ils ont cherché à abattre les arbres du parc alors que la décision de justice n'avait pas encore été officiellement faite. Les arbres ont donc été abattus. Puis contre les protestataires, il y a eu usage de violence par jets d'eau : les résultats sont terribles, plusieurs personnes blessées : un homme qui risque de perdre la vue entre autre dont l'image a fait le tour de l'Allemagne.




Ce n'est pas passé inapercu à mediapart, ce billet en est la preuve.

Romain Lacuisse : De Stuttgart à Bastille, comment le citoyen peut-il conquérir son droit au débat public?

Dans ce billet l'auteur pose une juste question pour ouvrir un débat qui ne s'est pas fait sur ce billet, à mon grand regret car le billet m'a semblé passionnant ! « pourquoi la société civile a-t-elle abouti à ancrer juridiquement la notion de débat public dans le domaine de l'aménagement, et pas dans le domaine social (et sa question subsidiaire : est-ce seulement souhaitable) ? »

Bon en l'occurrence à Stuttgart, le débat politique s'est transformé en confrontation politique. Les procédures de dialogue ont fait dramatiquement défaut. Pourtant ce que dit dans son article David Weyand est force de conviction et d'optimisme. Je ne sais personnellement pas du tout s'il faut le partager. Pour David Weyand, qui a interrogé le sociologue Didier Rucht et dont il cite les propos :

" Les Stuttgartois « se sont réveillés ». Ils auraient compris que Stuttgart 21 n’est pas seulement une affaire de chiffres, de faits et d’arguments, mais qu’il y va de la capacité des simples citoyens à aborder avec assurance décideurs politiques et responsables de la planification. Ils auraient compris que la construction d’une nouvelle gare les regardait aussi et exigeait leur engagement. « Cela pourrait donner des idées à toute la République fédérale. Les gens ne veulent plus se contenter de voter tous les quatre ans, ils veulent aussi exercer leur citoyenneté démocratique.» Dans ce contexte Rucht se dit impressionné par la présence physique, la persévérance et l’abnégation dont ont fait preuve nombre de manifestants à Stuttgart. Il croit qu’à l’avenir ces gens n’auront sûrement plus le même regard sur la politique."

En Allemand :

" Rucht bescheinigt den Stuttgartern, dass sie "aufgewacht" seien. Sie hätten erkannt, dass es nicht nur um Zahlen, Fakten und Argumente zu Stuttgart 21 gehe, sondern um ein selbstbewusstes Auftreten der Bürger auch gegenüber politischen Entscheidungsträgern und Planungsverantwortlichen. Sie hätten erkannt, dass die Frage eines neuen Bahnhofs auch ihre Angelegenheit sei und man sich dabei engagieren müsse. "Das könnte auch bundesweit Vorbildcharakter haben. Die Menschen wollen nicht mehr nur alle vier Jahre zur Wahl gehen, sie wollen sich auch sonst demokratisch einbringen", sagt Dieter Rucht. In diesem Zusammenhang beeindrucke ihn die physische Präsenz, Beharrlichkeit und große Opferbereitschaft, die viele Demonstranten in Stuttgart aufbrächten. Diese Leute werden künftig mit Sicherheit einen anderen Blick auf die Politik haben, glaubt der Wissenschaftler."

Il y a donc pour le chercheur sociologue une forte dose d'espoir et de positivisme dans cette manifestation et ses dérapages : peut-on en dire la même chose de la contestation en France actuelle. Difficile de comparer tant les sujets sont différents : entre un mouvement de protestation lié à l’environnement dans une ville et un mouvement de protestation sociale? Il y a là une différence de taille. Les allemands n'ont pas manifesté contre la réforme des retraites ou si peu, ils n'ont pas non plus protesté contre cet impôt qui a permis la reconstruction de l'est lors de la réunification et qui les a tous touchés. Cela leur semblait normal, tout comme la réforme des retraites.

Faut-il partager cet optimiste, je n'en suis pas sure, d'où le titre de mon billet : " Une culture de contestation nouvelle? ou le faux engagement citoyen?

En réalité, je ne sais pas si toute cette énergie de contestation n'est pas pure perte parce qu'elle est en réalité mal dirigée ou investie au mauvais endroit.

Car ce qui est juste dans l'analyse de Stuttgart 21, c'est le glissement. D'une contestation à un projet d'aménagement du territoire, la foule des protestataires est passée à une contestation plus globale du système en général. IL y a une réelle radicalisation et une critique ouverte des systèmes de partis et de passe droits en politique, critique aussi sensible en France à mon avis !

Le médiateur nommé dans l'histoire de Stuttgart va utiliser Internet comme moyen de communication et de débat, et ce à la demande des manifestants, moderne ? Pas seulement. Je crois personnellement qu'aujourd'hui, la résistance est plus organisée sur Internet qu'ailleurs.

C'est dommage surement car les protestations seraient surement plus efficaces si elles prenaient une forme plus participative à la vie politique, encore faudrait-il pour cela une véritable révolution copernique de l'organisation de cette vie politique et entre autre du fonctionnement même des partis, tant en Allemagne qu'en France.

Le pire est que je ne suis pas sure que les réformes des collectivités territoriales en France, voir à ce sujet l'article trop peu commenté de Vincent Verschoore : La réforme des collectivités territoriales ou le joug de l'Etat nouveau vont favoriser le changement de pratiques en la matière !

Aphasix lui ne résiste pas à la tentation de comparaison : " Stuttgart 21 est vraiment intéressant. Comment un projet multimilliardaire peut être gêné, voire stoppé par de simples citoyens. Et en France ? Simple : 3,5 millions de personnes dans la rue sans effet."


VERSION ANGLAISE
A new culture of protest or false civic engagement?

I just finished reading several articles about Stuttgart 21 and feel upset because I don`t understand anything of what was happening in this city.

First on blogs, because I find that official information, except in the case of Stern magazine, is not very easy to understand. So I read this article in Der postilion: Pro and Contra: Postilion erklärt der Sttugart 21

Then the site Txaxcala, some good advice from Boris Carrier, that other article: no to the new station: the Stuttgarters invent a culture of protestation, from David Weyand and translated by Michele Mialane. The German original text is here.

To summarize what happened in Stuttgart, for those who have not read about it yet, I recommend the blog of Aphasix, who pretty much sums up the story:

What is Stuttgart 21?

"The city of Stuttgart is the capital of Baden-Württemberg. A bastion of the CDU since the creation of the post-war. For fifteen years the DB [German railways company] is working on a big project which aims at having underground railways station and the building has begun with the demolition of the old station.

Why Stuttgart 21?
- Without this project, Stuttgart and the Land would be deserted by the international “fast” traffic
- Travel time between Stuttgart and Ulm would be reduced
- 4000 jobs. The building will be open ground: a new neighbourhood
- Green spaces are bigger for a better quality of life - Paris-Budapest, finally ...
- Passenger comfort
- The airport and convention centre will be connected to the fast line of Ulm

But there was a big protest because:

Why not Stuttgart 21?

- The changing of the project price is always higher. How far? They demand more schools, and an effort at social and health level, better than this enormous project.
- An "update" of the present station would not cost so much.
- Nothing prevents still having connections at the surface
- Part of the station is a "historical monument". Why destroy it?
- Trees (at least 100 years old) will be slaughtered.
- The new neighbourhood will be a neighbourhood only for rich people.
- There might be a conflict of interest: members of the government [Land] may be involved in this conflict, and a lot of money will flow."

But how come things went wrong in a country like Germany, where, according to the legend, there are no demonstrations? At first, the demonstrations were good-natured and all kinds of people participated, according to the news, and then there was a lot of violence towards the demonstrators.

On September 30, they began to cut the trees in the park, without the court having made any formal decision. Then they went against the protesters, there was use of violence by water jets: the results are terrible, several injured people: a man who risks losing his sight and whose image has been all Germany.




This was not unnoticed at Mediapart; this post proofs it.

Roman Lacuisse: From Stuttgart to Bastille, how can citizens gain the right to public debate?

In this note, the author asks a question to open a debate that has not begun on this post, to my great regret, because the theme seemed exciting! "Why civil society has led to legally anchoring the notion of public debate in the field of environment, not in the social field (and its subsidiary question: is it just desirable)?"

Well, in this case, in Stuttgart, political debate has turned into political confrontation. Dialogue procedures were unfortunately not there. However, what David Weyand writes in his article is full of strength of conviction and optimism. I personally do not know whether to share it. David Weyand has interviewed the sociologist Didier Rucht about the events in Stuggart and the latter says :

"The Stuttgarters" woke up ". They have understood that Stuttgart 21 is not just about numbers, facts and arguments, but it is in the ability of ordinary citizens to deal with policymakers and planners. They have understood that the building of the new station was also their interest and commit themselves to defend their vision of it. "This could give ideas to the entire Federal Republic. People do not want just to vote every four years They also want to exercise their democratic citizenship." In this context Rucht was impressed by the physical presence, perseverance and selflessness shown by the number of demonstrators in Stuttgart. He believes that in future these people won’t have the same outlook on politics. "

German:

" Rucht bescheinigt den Stuttgartern, dass sie "aufgewacht" seien. Sie hätten erkannt, dass es nicht nur um Zahlen, Fakten und Argumente zu Stuttgart 21 gehe, sondern um ein selbstbewusstes Auftreten der Bürger auch gegenüber politischen Entscheidungsträgern und Planungsverantwortlichen. Sie hätten erkannt, dass die Frage eines neuen Bahnhofs auch ihre Angelegenheit sei und man sich dabei engagieren müsse. "Das könnte auch bundesweit Vorbildcharakter haben. Die Menschen wollen nicht mehr nur alle vier Jahre zur Wahl gehen, sie wollen sich auch sonst demokratisch einbringen", sagt Dieter Rucht. In diesem Zusammenhang beeindrucke ihn die physische Präsenz, Beharrlichkeit und große Opferbereitschaft, die viele Demonstranten in Stuttgart aufbrächten. Diese Leute werden künftig mit Sicherheit einen anderen Blick auf die Politik haben, glaubt der Wissenschaftler.

For the social researcher, there is here a strong dose of hope and positivism in this event and its excesses: can we say the same about the current demonstration in France. Difficult to compare because the two subjects are different. Between a protest related to the environment planning in a city and a movement of social protest, there is indeed a big difference. The Germans have not demonstrated against the pension reform, or so little, they have not protested against tax that has allowed the reconstruction of the east during the reunification and that has affected all. It seemed normal, like the pension reform.

Should we share this optimism, I'm not sure, hence the title of my post: "A new culture of protest or a false civic engagement?

In fact, I do not know if the whole energy spent on the protest and demonstration is not wasted because it is really misdirected or invested in the wrong place.

What is true in the analysis of what happened in Stuttgart is the sliding from the protests against the changes proposed in the environment (the new railway station) to a protest against the politic system and the way decisions are taken. There is a real radicalization and open criticism of the political party system and the preferential treatments in politics, something that is also a critical point in what is happening in France now, in my opinion!

The appointed mediator in Stuttgart will use the Internet as a means of communication and debate, at the request of the demonstrators. Modern? Not only. I personally believe that, today, resistance is more organized on the Internet than elsewhere.

It's a shame, because the protests would probably be more effective if they took a more participative action in politics, but then we would need a kind of Copernican revolution in the party system both in Germany and France.

The worst is that I am not sure that the reform of local government in France, see the article from Vincent Verschoore on this subject, which is not commented enough: The reform of local authorities or the new power of the State will promote a change of practices!

Aphasix cannot resist the temptation to compare: "Stuttgart 21 is really interesting. How does a multibillion dollar project may be hampered or even stopped by private citizens. And what about France? Simple: 3.5 million people in the street without effect".

jeudi 7 octobre 2010

Et un Spitzkohl, un !

Je l'ai toujours regardé sur les étals sans oser l'acheter, grâce à Berlin équipier, blog que je vous conseille, je m'en vais l'essayer !!



Photo sur Berlin équipier


Emincer le Spitzkhol grossièrement.



Dans une poêle faire chauffer un petit peu d'huile.
Jeter le Spitzkhol dans la poêle a feu fort.
Touiller pour ne pas qu'il brûle mais qu'il se diaphanise.
Après cinq minutes, ajouter une trait de sauce de soja, baisser le feu et laisser cuire entre 10 et 15 minutes, ne pas couvrir, le Spitzkhol doit rester croquant.

lundi 4 octobre 2010

Frankreich : kein Paradies für Rentner ! et une émission spéciale sur Mediapart ! (DRadio Wissen)



Une emission radio de DRadio Wissen sur les retraites en France, à écouter pour les germanistes !

A croire qu'ils ont lu l'article de mediapart, l'analyse est la même, ou á peu près !

Du coup, oh surprise, ils doivent le lire Mediapart parce qu'ils ont aussi fait un reportage sur mediapart, Mediapart deckt auf !!!

Der Teufel steckt wie immer in den Details ! (Le diable se cache dans les détails) en guise de conclusion !

Donc en prime !!! une émission spéciale sur médiapart en allemand

J'adore la description de l'équipe (je traduis ?), peut-être dans les commentaires !

"Eine kleine Redaction aber sehr motiviert, die journalist sind junge aber keine Änfanger, eine drittel der redaction besteht aus alten Hasen die eine lange Karriere in der Parispresse zuruckblicken"....

oups alten Hasen !!! Lourd á porter, dites donc !

Mais l'allemand de Mathieu Magnaudeix est bien meilleur que le mien, c'est certain !

A voir aussi dans les liens suivants :

Die Stunde der Aufklärung

Sarkozy und die Spendengelder

Der Journalist, der Sarkozy Angst macht (un article sur BaZ sur Edwy Plenel)

jeudi 30 septembre 2010

Une jeunesse divisée (Etude Shell) - Gespaltene Jugend (Shell jugendstudie)



L'éducation et les systèmes éducatifs me passionnent, aussi ai-je lu cet article de ZEIT avec plaisir et ai décidé de le traduire. Pour pouvoir échanger sur ce dernier. Il me pose plusieurs questions et en particuliers les suivantes :

- je me demande si l'étude était faite en France, peut-être d'ailleurs existe-t-il une étude équivalente (dans ce cas merci de me l'indiquer) si nous aurions les mêmes remarques concernant la confiance dans les institutions que déclarent avoir les jeunes en Allemagne. "Tous les jeunes interrogés ont encore confiance dans les institutions, comme la police, la justice et aussi l'armée.". Mon sentiment est que non,les jeunes français en général me semblent moins confiants á ce niveau que les jeunes allemands, bien sur, vous me direz á juste titre que cela dépend du milieu et de la classe sociale, mais il me plairait assez d'en débattre.

-je pense que par contre là où se rejoignent les jeunes allemands et français, c'est dans ce sentiment de rejet des partis politiques en général, mais là aussi je pense que les partis politiques eux-mêmes se sont de longues années durant tiré des balles dans les pieds -si j'ose cette expression employer- en ne permettant pas aux jeunes de prendre leur place, et encore aujourd'hui, la classe politique tant allemande que française me semble peu encline á s'ouvrir, ce qui explique l'engagement des jeunes ailleurs que dans les partis ou alors nulle part !
("Plutôt que de s'engager dans un parti, ils se voient plutôt participer à une pétition ou encore manifester.")

Dommage car je pense comme le dit 'article qu'il y a là un énorme potentiel sous-estimé.
("Le chercheur social Albert voit cependant « un potentiel d'activité politique en sommeil extrêmement important"  dans cette génération. La jeunesse n'est pas morose en ce qui concerne la politique. " La perte de confiance qui continue á se ressentir s'adresse en priorité à la politique du parti et à ses représentants, lit-on dans l'édude Shell.")


Une Jeunesse divisée

La jeunesse allemande est selon la nouvelle étude shell travailleuse et appliquée, axée vers la performance et attaché à la famille. Mais elle se divise de plus en plus entre les perdants et les gagnants.

Qu'est ce qui motive la jeunesse d'aujourd'hui la jeunesse ? La nouvelle étude montre que les jeunes misent avant tout sur la formation et la performance comme armes pour pouvoir s'assurer un meilleur avenir. En outre, ils s'appuient beaucoup sur leur famille. Grâce au soutien affectif de leur famille et avec la réussite scolaire, malgré la crise économique et des perspectives incertaines, ils sont, de manière étonnante, relativement optimistes. Le sociologue de Bielefeld Mathias Albert, qui avec d'autres chercheurs a interrogé pour cette étude plus de 2500 jeunes entre 12 et 25 ans, dit cependant que ceux qui n'ont pas les conditions précédentes restent en arrière. "Le fossé se creuse de plus en plus" affirme-t-il lors de la présentation de l'étude mardi dernier à Berlin. Le résultat de l'enquête démontre que les jeunes issus de milieux plus défavorisés n'envisagent pas leur futur de manière aussi positive que les autres.

Les auteurs de l'étude définissent comme "faibles socialement" les jeunes qui sont les moins formés et qui ont le moins de revenus. Souvent ces jeunes n'ont pas non plus de de diplômes et sont au chômage. Les écoliers ou étudiants issus de cette classe socialement faible appartiennent à la moyenne de ceux qui sortiront du système scolaire sans saucun diplôme. L'étude actuelle montre que dans ce contexte, les "deux monde de formation" s'éloignent toujours un peu plus. La plupart des jeunes savent parfaitement le rôle clé de la formation pour le vie professionnelle". Mais tous ne peuvent pas être de la partie dans le système professionnel et de formation allemand. Seulement quatre jeunes sur dix de la couche "inférieure" croient par conséquent que leurs désirs professionnels se réaliseront. Pour tous les jeunes interrogés, cela représente 70%.

Selon l'étude les jeunes les plus défavorisés passent beaucoup plus de temps à jouer aux jeux électronique sur l'ordinateur quand les autres lisent ou se lient socialement via facebook ou d'autres réseaux sociaux. Pour l'étude, de plus longs interviews particuliers avec des jeunes choisis ont aussi été conduits. Dans ces derniers, il s'est avéré que quelques jeunes s'évadent grâce aux jeux électroniques ou à télévision pour échapper à la pression énorme qui repose sur eux. Ils abandonnent simplement, oublient l'école et laissent tomber.


La différence sociale se remarque aussi das la différence des intérêts politiques des jeunes. La tendance en hausse est que plus d'un tiers (37%) disent être intéressés par la politique, en 2002 c'était seulement 30%. 6 sur 10 jeunes se disent en accord et satisfait avec la démocratie allemande. Les jeunes chômeurs disent souvent le contraire, un phénomène que les chercheurs ont déjà constaté lors d'études précédentes. La distanciation avec la démocratie n'a pas augmenté dans cette classe sociale.

Tous les jeunes interrogés ont encore confiance dans les institutions, comme la police, la justice et aussi l'armée. Toutefois, la plupart éprouvent un rejet pour les missions à l'étranger de l'armée allemande. Ici, la tendance a changé drastiquement - presque la moitié (46 %) de toutes les personnes interrogées ont encore exprimé en 2002 leur approbation de l'engagement à l'international de l'armée allemande. Lors de l'enquête actuelle ils n'étaient plus que 37% en accord. Le gouvernement fédéral, les politiciens et les religions ainsi que l'économie et les marchés financiers sont considérés avec scepticisme par les jeunes. Plutôt que de s'engager dans un parti, ils se voient plutôt participer à une pétition ou encore manifester. Quatre jeunes sur dix sont en outre engagés souvent sur le terrain au niveau social - mais cela est dépendant de la formation qu'ils suivent.

Le chercheur social Albert voit cependant « un potentiel d'activité politique en sommeil extrêmement important"  dans cette génération. La jeunesse n'est pas morose en ce qui concerne la politique. " La perte de confiance qui continue á se ressentir s'adresse en priorité à la politique du parti et à ses représentants, lit-on dans l'édude Shell."


SHELL-JUGENDSTUDIE
Gespaltene Jugend

Die deutsche Jugend ist laut der neuen Shell-Studie fleißig, leistungsorientiert und familienverbunden. Aber sie zerfällt zunehmend in Gewinner und Verlierer

Was bewegt die Jugend von heute? Die neue Shell-Jugendstudie zeigt: Jugendliche schreiben mehr denn je Leistung und Bildung groß, um sich gegen unsichere Zukunftsperspektiven zu wappnen. Außerdem orientieren sie sich stark an ihrer Familie. Gestützt auf den emotionalen Rückhalt der Eltern und die eigenen Bildungserfolge blicken die allermeisten Jugendlichen trotz Wirtschaftskrise und unsicheren Zukunftsaussichten erstaunlich optimistisch nach vorn.

Der Bielefelder Soziologe Mathias Albert, der gemeinsam mit anderen Jugendforschern für die Studie mehr als 2500 Jugendliche im Alter zwischen 12 und 25 Jahren befragt hat, weiß aber auch: Wer diese Voraussetzungen nicht hat, der bleibt schon als junger Mensch abgeschlagen hinter den anderen zurück. "Die soziale Kluft wird größer", betonte er bei der Vorstellung der Studie am Dienstag in Berlin. So ist ein Ergebnis der Befragung, dass Jugendliche aus sozial schwachen Verhältnissen ihre eigene Zukunft deutlich weniger positiv einschätzen als ihre sonstigen Altersgenossen.

Als sozial schwach definieren die Autoren der Shell-Studie Jugendliche, die wenig gebildet sind und wenig Einkommen haben. Oftmals habe diese Gruppe gar keinen Schulabschluss und sei arbeitslos, heißt es in der Studie. Schüler aus sozial schwachen Verhältnissen gehen zudem überdurchschnittlich oft davon aus, dass sie den Schulabschluss nicht schaffen werden.

Die aktuelle Shell-Studie betont in diesem Zusammenhang, dass die "Bildungswelten" der Jugendlichen immer weiter auseinanderdriften. Die meisten jungen Menschen wüssten um die "Schlüsselrolle der Bildung für das weitere Leben." Doch nicht alle könnten im deutschen Schul- und Berufssystem mithalten. Nur vier von zehn Jugendlichen aus der unteren Schicht glauben demnach daran, dass sich ihre beruflichen Wünsche erfüllen werden – bei allen befragten Jugendlichen sind es hingegen 70 Prozent.Laut der Shell-Studie vertreiben sich vor allem jüngere männliche Jugendliche aus sozial benachteiligten Verhältnissen ihre Zeit mit Computerspielen – während ihre Altersgenossen lesen oder sich im Internet über soziale Netzwerke wie Facebook oder StudiVZ verknüpfen. Für die Shell-Studie wurden auch längere Einzelinterviews mit ausgewählten Jugendlichen geführt. Darin zeigte sich, dass manche Jugendliche sich durch Computerspielen oder Fernsehen dem enormen Druck entziehen, der auf ihnen lastet. Sie geben einfach auf, schmeißen die Schule hin und ziehen sich zurück.

Die sozialen Unterschiede zeigen sich in der Studie auch beim politischen Interesse der Jugendlichen. Dieses liegt zwar weiterhin auf sehr niedrigem Niveau, verzeichnet aber offenbar eine Tendenz nach oben: Mehr als jeder Dritte (37 Prozent) gibt laut der Studie an, politisch interessiert zu sein. 2002 waren es noch 30 Prozent der Befragten. Sechs von zehn Jugendlichen sind eigenen Angaben zufolge zufrieden mit der deutschen Demokratie. Arbeitslose Jugendliche äußern sich indes oftmals gegensätzlich – ein Phänomen, das die Forscher bereits aus früheren Studien kennen. Die Distanzierung von der Demokratie habe immerhin in dieser Schicht nicht zugenommen, heißt es.

Von allen befragten Jugendlichen vertraut eine Mehrheit in Institutionen wie die Polizei, die Gerichte und auch die Bundeswehr. Allerdings lehnen die meisten Auslandseinsätze der Bundeswehr ab. Hier ist die Stimmung umgeschlagen – noch 2002 äußerte fast die Hälfte (46 Prozent) aller Befragten ihre Zustimmung für eine Beteiligung an internationalen Einsätzen, bei der aktuellen Befragung lag der Zustimmungswert bei 37 Prozent.
Der Bundesregierung, Politikern und Kirchen sowie der Wirtschaft und den Finanzmärkten stehen die jungen Menschen ebenfalls skeptisch gegenüber. Eher als sich in einer Partei zu engagieren, könnten sich Jugendliche vorstellen, sich einmal an einer Unterschriftenaktion zu beteiligen oder zu demonstrieren. Vier von zehn Jugendlichen sind außerdem oft vor Ort sozial engagiert – aber auch hier sind Aktivität und Engagement bildungs- und schichtabhängig.

Sozialforscher Albert sieht dennoch ein "unglaublich großes schlummerndes politisches Aktivitätspotenzial" der nachwachsenden Generation. Die Jugend sei nicht politikverdrossen. "Der auch weiterhin spürbare Vertrauensverlust richtet sich vielmehr an die Parteipolitik
und deren Repräsentanten", heißt es in der Shell-Studie.






mercredi 29 septembre 2010

La solitude de Nicolas Sarkozy - The Loneliness of Nicolas Sarkozy

A la demande de Etoile66 dans un de ses commentaire à ce billet où nous parlions de la presse allemande, j'ai traduit ce très sarcastique article paru dans Spiegel, la presse allemande n'est pas tendre avec le Président Sarkozy.

L'article original est en anglais dans la partie Internationale du journal.

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La solitude de Sarkozy
par Britta Sandberg et Stefan Simons

Le Président Nicolas Sarkozy ne s'est pas seulement aliéné ses partenaires européens avec son empressement pour expulser les Rom - même les Français lui tournent le dos. Jamais auparavant un président français n'avait fait face à une telle ambiance vitriol chez lui.

Ces dernières semaines, le Président français Nicolas Sarkozy a été en voyage comme un vrai tourbillon dans le pays. Partout où il est allé, il a fait ce qu'il sait faire le mieux : faire des promesses.

Il a promis aux fermiers éleveurs de mouton des montagnes dans la région méridionale Provence son soutien. Il a promis de donner des subventions pour acheter leur propre logement aux habitants d'immeubles HLM en banlieue. Et il a promis aux familles des soldats tués en Afghanistan qu'il continuerait la guerre contre le terrorisme. C'est une tactique bien usée : Sarkozy, le hyperactif et omniprésent porteur de bonnes nouvelles, abordant vaillamment une crise après l'autre.

Entre tous ses engagements, Sarkozy et son épouse Carla Bruni ont pris du temps de voir les cavernes préhistoriques de Lascaux pour admirer les peintures murales de plus que de 17,000 ans. Après, d'une manière un peu déplacée, il a dit : « Il est vraiment important pour que le président soit présent à cet endroit actuellement. » Il n'a pas expliqué pourquoi.



AFP - In recent weeks, French President Nicolas Sarkozy has been on a whirlwind trip around his country. Here Sarkozy and his wife, Carla Bruni, walk in the city of Montignac after visiting the Lascaux caves

Lancement de bombes

Puis, jeudi, Sarkozy a voyagé à un sommet spécial de l'Union européenne à Bruxelles. Mardi de la semaine dernière, commissaire européen Viviane Reding de la justice avait décrit l'expulsion récente des Rom lancée par Sarkozy comme « honteuse » et l'avait indirectement comparée aux déportations des nazis. Elle avait menacé d'entammer une procédure judiciaire contre la France à ce sujet.

Le président français a énergiquement protesté, et a eu une altercation avec le Président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso pendant le déjeuner. Alors il a laissé tomber une bombe : la chancelière allemande Angela Merkel a également l'intention de démanteler des camps de Rom dans son pays. Agité, Sarkozy a regardé tous ses collègues autour de la salle.

Berlin a nié avoir des tels plans. Les commissaires étaient déroutés : Est-ce que la,chancelière allemande envisageait vraiment de démanteler des camps de Rom ? Avec un président français l'annonçant tellement triomphalement ? Cela semblait complètement absurde.

« Sarkosconi »

Ces genres de comédie ont jusqu'ici été la marque de fabrique du premier ministre italien Silvio Berlusconi, qui pendant des années a conduit la politique comme un genre d'émission de TV réalité. Berlusconi adore être provocateur, se délecte dans des annonces bizarres, formule même des commentaires risqués aux sommets internationaux, avec son visage lifté couvert de maquillage. L'Europe a-t-elle maintenant une deuxième diva à Paris ?

Oui, disent les journaux parisiens, qui l'ont déjà affublé du surnom de « Sarkosconi. » Oui, dit le spécialiste des Sciences Politiques Olivier Duhamel, un des signataires de la pétition « nous sommes tous français", une initiative qui rejette les plans de Sarkozy pour dépouiller les ressortissants français nés à l'étranger de leur citoyenneté s'ils tombent sous le coup de loi. Duhamel croit que Sarkozy est aussi désespérément narcissique que Berlusconi, est pareillement hanté par l'idée de diriger les médias, et poussé par le désir de contrôler tout et chacun.

Juste comme le premier ministre italien, Sarkozy avait longtemps nommé des amis aux positions clé dans le monde politique et les médias. Maintenant il s'engage dans le populisme xénophobe. Tout ce qui est absent, Duhamel dit, est « une alliance ouverte avec le d'extrême droite. » Ce n'était pas une surprise que Berlusconi ait été le seul chef européen qui ait soutenu Sarkozy la semaine dernière.

En chute libre

L'expulsion des Rom par Nicolas Sarkozy a anéanti sa popularité vers une chute record. Juste trois ans après son arrivée au palace de l’Élysée, la résidence principale du président français, deux-tiers des Français sont déterminés : il ne devrait pas avoir une deuxième élection pour cinq ans. Cinquante-cinq pour cent veulent le Parti Socialiste de centre gauche au pouvoir. Une autre étude montre que si Dominique Strauss-Kahn -un socialiste français qui dirige actuellement le Fonds Monétaire nterniational à Washington - se présentait à l'élection présidentielle, il pourrait battre Sarkozy au second tour avec 59% des vois contre 49% pour Sarkozy.

Le président français préside actuellement un pays qui lui tourne le dos. Il ne le croit plus. Des arrêts d'autobus à Paris sont couverts d'affiches d'une couverture récente de magazine de The Economist, montrant un épagneul de la taille de Sarkozy avec un chapeau de Napoléon.



Afp - Many observers believe that Sarkozy's campaign to deport Roma from France was partially intended to distract attention from his political problems. This banner shows Sarkozy and scandal-hit Labor Minister Eric Woerth with the slogan "Out"!


Texte original


The Loneliness of Nicolas Sarkozy

Roma Campaign Isolates Leader in Europe and France

By Britta Sandberg and Stefan Simons

French President Nicolas Sarkozy has not only alienated his European partners with his push to deport Roma -- even the French are turning their backs on him. Never before has an incumbent French president faced such vitriol at home.

In recent weeks, French President Nicolas Sarkozy has been on a whirlwind trip around his country. Wherever he has gone, he has been doing what he does best: making promises.

He promised mountain farmers in the southern region of Provence support for their sheep-rearing practices. He promised to give the residents of high-rise apartment blocks in Paris' poverty-stricken suburbs subsidies to buy their own homes. And he promised the families of soldiers killed in Afghanistan that he would continue the war on terror. It was a well-worn tactic: Sarkozy, the hyperactive, omnipresent herald of good tidings, valiantly tackling one crisis after the other.

In between his other engagements, Sarkozy and his wife Carla Bruni took time to see the prehistoric caves of Lascaux and admire the more than 17,000-year-old murals. Afterwards, clearly moved, he announced: "It is truly important for the president to be present at this location at this time." He did not explain why.

Dropping Bombshells

Then, on Thursday, Sarkozy traveled to a special European Union summit in Brussels. On Tuesday of last week, European Justice Commissioner Viviane Reding had described Sarkozy's recently-initiated expulsion of Roma people as "shameful" and indirectly compared it to similar Nazi-era deportations. She threatened to take legal action against France over the issue.

The French president objected vehemently, and got into an argument with European Commission President Jose Manuel Barroso during lunch. Then he dropped an apparent bombshell: German Chancellor Angela Merkel also intended to clear Roma camps in her country, he said. A little flustered, Sarkozy scanned the faces of his colleagues around the room.

Berlin denied having any such plans. The commissioners were nonplussed: Was a German chancellor really considering clearing Roma camps? With a French president announcing it so triumphantly? The notion was completely absurd.

'Sarkosconi'

These kinds of histrionics have up to now been the sole preserve of Italian Prime Minister Silvio Berlusconi, who for years has been conducting politics as a kind of reality TV show. Berlusconi adores being provocative, revels in bizarre announcements, and even makes risqué comments at international summits, with his lifted face covered in makeup. Does Europe now have a second diva in Paris?

Yes, say Parisian newspapers, which have already dubbed him "Sarkosconi." Yes, says political scientist Olivier Duhamel, one of the signatories of the "We are all French" petition, an initiative that rejects Sarkozy's plans to strip foreign-born French nationals of their citizenship if they fall foul of the law. Duhamel believes Sarkozy is as hopelessly narcissistic as Berlusconi, similarly obsessed by the idea of controlling the media, and driven by the desire to keep tabs on everything and everyone.

Just like the Italian premier, Sarkozy has long been appointing friends to key positions in both the political establishment and the media. Now he is engaging in xenophobic populism. All that is missing, Duhamel says, is "an open alliance with the far-right." It was no surprise, then, that Berlusconi was the only European leader who backed Sarkozy last week.

All-Time Low

Nicolas Sarkozy's expulsion of the Roma is born of frustration that his popularity is at an all-time low. Just three years after he moved into the Elysee Palace, the French president's official residence, two-thirds of all Frenchmen are determined he shouldn't have a second five-year term in office. Fifty-five percent want the center-left Socialist Party in power again. Another survey found that if Dominique Strauss-Kahn -- a French Socialist who currently heads the International Monetary Fund in Washington -- were to stand in the next presidential election and it were held today, he would be able to beat Sarkozy in the second round of voting, with 59 percent of the vote to Sarkozy's 41.

The French president currently presides over a country that is turning its back on him. It does not believe him anymore. Bus stops in Paris are being bill-posted with a variation of a recent cover of The Economist magazine, showing a spaniel-size Sarkozy under a Napoleon-style hat.